Champ et grossissement des oculaires positifs
1°. — Champ apparent.
Au § 198 nous reviendrons sur les définitions générales. Bornonsnous à appeler champ apparent l'angle au sommet du cône sous lequel est vue l'image virtuelle, pour l'observateur supposé au centre optique du verre de l'œil. Il varie suivant les cas de 0,4 à 0,7; c'est dire que les rayons reçus dans l'œil sont dans un cône dont l'angle au sommet varie de 20° à 40° en nombres ronds (§ 108).
Rendons-nous compte de ces chiffres.
Posons que la lentille L, a une distance focale double de son ouverture f=20, ce qui suppose un très fort degré d'utilisation.
Pour l'oculaire 3 : 2 : 3, la distance dCj est donc 2f: 3=40 : 3.
On a pour le champ (fig.
champ=angle ACjA=2arc' tg (3 : 8) =2x20°= 40°.
Ainsi, même en supposant un fort degré d'utilisation de la lentille Llv même en supposant que l'objet reste entièrement vu quand son diamètre est égal à l'ouverture de Ln l'angle que sous-tend l'image virtuelle, est inférieure 40°. 2°. — Grossissement.
Supposons l'œil normal. L'image virtuelle donnée par le premier verre doit cire dans le plan focal F2 du second, à une distance y/-— — /i : jn du premier verre. L'objet doit être placé à une distance p donnée par la formule :
Le grossissement dû au premier verre est :
On regarde l'image virtuelle avec un verre de distance focale /i; tout se passe donc pour le grossissement comme si, supprimant l'oculaire, on regardait l'objet directement avec une loupo de distance focale mf\ : (/w + 1), plus petite que la distance focale ft du verre de l'œil.
Le grossissement conventionnel de l'oculaire est :
Fig. 2*20.
et
VISEURS, LUXETTES, JUMELLES S67
Par exemple, pour le premier oculaire Je Ramsden de symbole 3 : 2 : 3, on a m=Z. Le grossissement conventionnel est .'13,3 : f\.
Pour le second oculaire, le grossissement conventionnel est très voisin de 25 : f\.