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Diaphragmes et pupilles

7°. — Les faisceaux de rayons utilisés pour la formation des images sont généralement limités par un diaphragme disposé normalement à l'axe et percé d'un orifice circulaire dont le centre est sur l'axe.

Aâ A

Sens Je la lumière

Véhicule

Fig. 227.

Soit P un tel diaphragme situé dans un des milieux en nombre quelconque formant l'appareil. Considérons les images du trou P construites de proche en proche à travers tous les dioptres; nous aurons autant de trous (trou réel et images) qu'il y a de milieux. On donne à ces trous le nom de pupilles. Celle qui appartient à l'espace objet s'appelle pupille (Ventrée; celle qui appartient à l'espace image est la pupille de sortie. L'une de ces deux pupilles peut être matériellement réalisée; mais il arrive souvent qu'elles sont virtuelles.

Tous les points de ces pupilles forment des groupes conjugués de proche en proche. Donc tous les rayons qui passent par l'une d'entre elles, passent par toutes les autres, à la condition, bien entendu, de ne pas être arrêtés en chemin.

Parmi les rayons qui émanent de l'objet, seuls sont utiles ceux qui pénètrent à travers la pupille d'entrée, pupille qui peut ne pas être matériellement réalisée, qui peut même être virtuelle (c'est-àdire qui, tout en appartenant analytiquement à l'espace objet, peut ne pas se trouver effectivement dans le premier milieu).

En fait, dans un appareil il y a toujours une infinité de diaphragmes dont les trous sont constitués par la section du tube qui contient l'appareil, et par les lentilles qui le constituent. Celui qui joue réellement le rôle de diaphragme, est celui dont les images ont des grandeurs et des situations telles que les rayons qui le traversent puissent effectivement traverser toutes ces images, sans être arrêtés par un autre diaphragme.

Appliquons à la lunette terrestre.

:>*. — DUPIUUGMES DE LIMITATION. AlSNEAL" OCILAIRE.

Tous les rayons utiles passent évidemment par la surface antérieure de l'objectif. La lentille L, donne une image réelle de cette surface dans un plan D' qui, vu le rapport de la distance LL, à la dislance focale principale de L,, s'éloigne fort peu du plan focal de L,. Si nous ne voulons pas utiliser les rayons qui entrent par la zone marginale de l'objectif (les bords des lentilles sont souvent défectueux en raison même du procédé d'obtention}, nous pouvons diaphrag-

Fig. 228.

mer l'objectif lui-même au moyen d'un écran opaque percé d'un trou; nous pouvons encore disposer le diaphragme dans le plan D'. 11 limite la portion utilisée de l'objectif; c'est un diaphragme de limitation. Dans la lunette terrestre le trou D' est de très petit diamètre. 11 peut être placé partout où se forme une image réelle de la surface antérieure de l'objectif ou du plan D'.

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