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Compas optique. Vérification des surfaces

Nombreuses sont les applications de la méthode d'autocollimation.

Voici des exemples pour fixer les idées.

i*. — Compas optique.

On veut construire une série de prismes de même angle, droits par exemple (c'est le cas le plus fréquent). On en taille un dont on vérifie directement la valeur de l'angle avec un goniomètre (§^280).

On dispose une lunette autocollimatrice à poste fixe devant un

système de trois pointes/) dont l'une est montée sur vis micrométrique. On place le prisme sur les pointes, et, agissant sur la pointe mobile, on s'arrange de manière que l'image A' de A soit à la* même hauteur que A. En tournant à la main le prisme sur les pointes, on peut alors superposer A et A'.

Les pointes sont alors réglées. Substituant au prisme type le prisme à vérifier, on constate immédiatement s'il est droit, sinon, dans quel sens est l'erreur.

'J*. VÉHIKICATION D'USE SURFACE.

Soit à vérifier la planéité de la surface TS. PromenonsMessus un chariot dont la partie frontale M est polie. Disposons devant ce miroir une lunette autocollimatrice fixe réglée pour l'infini. Nous sommes immédiatement avertis que le miroir conserve ou ne conserve pas une direction invariable.

C'est par un procédé analogue qu'on vérifie le dressage des canons de fusil. On promène dans le canon une tige cylindrique flexible dont la section droite terminale est taillée spéculairement.

218 bis. Phénomènes quand on regarde par le gros bout d'une lunette.

Tout le monde sait que les objets paraissent diminués, mais que le champ est considérable.

Plaçons l'œil au centre G de l'objectif a, Tous les rayons qui passent par C ont passé par G' image de C à travers l'oculaire L; le champ réel est donc égal à l'angle r que sous-tend l'ouverture de l'oculaire vue du point C Le champ apparent correspondant r' est naturellement beaucoup plus petit.

Le champ r est évidemment indépendant de l'ouverture de l'objectif. Nous pouvons définir un second champ r, qui en dépend.

Nous constatons, en effet, que les objets visibles varient avec la position de l'œil devant l'objectif.

Soit l'objet A dont l'oculaire donne l'image A'- Le faisceau des rayons utiles est compris dans l'angle a A.' a'. Si l'œil est au-dessus du pointa, il ne voit pas le point A. Le point B n'envoie dans l'objectif aucun rayon utile quand son image B' est dans la partie du plan focal principal F déterminé par les droites joignant les extrémités de deux diamètres parallèles de l'oculaire et de l'objectif.

Nous définissons ainsi le champ rt (nécessairement plus grand que r) dans lequel doivent se trouver les objets pour qu'ils soient visibles quand les déplacements de l'œil devant l'objectif sont supposés permis.

r, est nécessairement plus grand que r, puisque en réduisant l'ouverture de l'objectif à zéro, la partie utile DB' du plan focal V se réduit précisément à celle DE qui définit le champ r.

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