Facteurs du grossissement total
1°. — La manière la plus rationnelle de décomposer en facteurs le grossissement conventionnel total G résulte des opérations suivantes.
On détermine le rapport G! = I3:0 des dimensions de l'image réelle I3 et de l'objet O.
On détermine le grossissement conventionnel Gâ = 25:/Î, de la loupe à travers laquelle on observe l'image I3. On a :
Rapport Gi de l'image réelle a l'objet.
On prend pour objet un micromètre objectif (généralement 1 mm. divisé en 100 parties) ; on installe dans le plan de l'image réelle un micromètre oculaire (généralement 1 cm. divisé en 100 parties; peu importe du reste l'équidistance des traits pourvu qu'on la connaisse). On fait coïncider les extrémités de l'image de m divisions du micromètre objectif, avec les traits qui limitent n divisions du micromètre oculaire. Le grossissement est :
G, = 10. n : m = %nim\
les équidistances des micromètres sont supposées dans le rapport 1 : 10, ou dans le rapport 1 : a.
Grossissement G2 de la loupe.
On mesure la distance focale f\ -du verre de l'œil.
Conventionnellement on a :
f est exprimé en centimètres. Au lieu de mesurer f directement, on peut utiliser une chambre claire (voir plus loin).
Grossissement total G.
On a évidemment :
G = GjG2.
Comme le grossissement de la loupe qu'il contient en facteur, le grossissement total est conventionnel : il suppose que, sans loupe, on observerait l'image réelle à 25 cm. de l'œil.
On détermine directement le grossissement total en projetant l'image d'un objet de grandeur connue sur un papier placé à 25 cm. de l'œil et en mesurant la grandeur do la projection, ce que permettent les chambres claires (§ 285). Si le papier est à 30 cm., le grossisse-ment est augmenté d'un cinquième : ce qui prouve sa relativité.
2°. — Les catalogues énoncent séparément le grossissement de r objectif vt le grossissement de V oculaire. Suivant la méthode préconisée par Abbe, on prend pour grossissement de l'objectif le rapport de 25 à sa distance locale exprimée en centimètres :
MICROSCOPES ai:.
Le grossissement G" de l'oculaire est alors le nombre (généralement 2, 4, 6, 8, 12, 18) par lequel il faut multiplier G' pour avoir le grossissement total défini comme plus haut :
Par exemple, un objectif de 3 mm. a conventionnellenient le grossissement :
Avec l'oculaire 12, il donne le grossissement 12x83,3 = 1000.
11 est clair que les grossissements G, et G" (par conséquent G dans lequel ils entrent en facteurs) dépendent de la longueur du tube.
On convient de le prendre de 1C cm. (France, Allemagne), de 25 cm. (Angleterre).
L'oculaire de grossissement 2 est appelé chercheur; il contient deux verres de champ très distants l'un de l'autre. 11 sert à l'étude préliminaire d'ensemble de la préparation.