Emploi d'un oculaire autocollimateur
Le réglage du goniomètre est singulièrement facilité (pour ne pas dire rendu possible dans sa rigueur) par l'emploi d'un oculaire autocollimateur.
J'ai déjà fait remarquer qu'avec l'appareil ordinaire, rien ne permet de savoir si les axes optiques Ac, Al, sont parallèles au limbe. Certaines méthodes proposées pour amener le parallélisme, sont d'une telle complication ou impliquent des appareils relativement si coûteux, que mieux vaut n'en rien dire.
L'oculaire autocollimateur résout élégamment le problème à l'aide d'une lame à faces parallèles dont la présence au laboratoire est toujours utile.
Fixons la lame sur la platine P'. Observons le réticule par autocollimation et réflexion sur la face •!>, de la lame : amenons la
coïncidence. Cette opération règle la lunette sur l'infini sans qu'il soit besoin d'une mire éloignée.
Faisons alors tourner la lame ou la lunette de 180°; cela revient au même si l'appareil est bien construit. Les faces de la lame sont parallèles à Taxe Ar, simultanément Taxe Al de la lunette est perpendiculaire à cet axe, si l'image du réticule peut être amenée en coïncidence avec le réticule. Sinon, on partage l'écart en agissant moitié sur la vis de bascule de la lunette, moitié sur la vis calante de la platine. On recommence alors l'opération.
Si l'appareil est *bien construit, la coïncidence doit se maintenir dans tous les azimuts, preuve que les axes de rotation de la lunette et de la platine coïncident. Une fois réglé l'axe de la lunette parallèlement au limbe, le réglage de l'axe du collimateur est immédiat.