‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 283 sur 402 · Goniomètre des minéralogistes · texte numérisé non relu

Goniomètre des minéralogistes

i". — La mesure des angles des cristaux est impossible avec le goniomètre ordinaire, en raison des dimensions exiguës des faces et do leur mauvais état. On Fig. 319. utilise le goniomètre

de Wollastoh.

Un cercle L, divisé sur sa jante, est porté par un support SS et manœuvré par un bouton B,. Ses déplacements angulaires sont mesurés par rapport à l'index 1. Le cercle est divisé en degrés; 1<: vernier de l'index est au trentième : la précision par estime, est de

la minute, du reste très supérieure à la précision ordinaire des mesures minéralogiques (10').

Dans le cylindre qui sert d'axe au limbe divisé, passe coaxialement un second cylindre qu'on manœuvre avec le bouton B : il sert aux réglages. Il porte des pièces /;, //, articulées en a. Dans la pièce p' passe une tige qu'on manœuvre avec le bouton i. On fixe le cristal avec un peu do cire molle sur la platine s. Le lecteur supposera que p' a tourné de 90° autour de Taxe tf, de manière que la platine s soit à peu près parallèle à Taxe de rotation des cylindres.

Le réglage, identique en principe avec celui du prisme (§ 280), consiste à amener l'arête du dièdre qu'on veut mesurer, parallèlement à Taxe de rotation des cylindres. Expliquons comment on y parvient.

2°. — Le principe de la mesure est le suivant (fig. 320). L'œil, placé tout près du cristal, regarde par réflexion sur la face

4>4 l'image mx d'un objet éloigné M situé à peu près dans le plan du limbe, qui est lui-même à peu près vertical. La direction de.

visée OV est définie et maintenue invariable par l'image m de ce même objet dans un miroir '"--*i fixe disposé à peu près normalement au limbe. L'observateur *, amène en coïncidence les images m et mt par une rotation convenable du cristal; il regarde avec la pupille placée moitié devant le cristal, moitié en lb'' dehors.

Pour que la coïncidence soit possible, il faut que la face *t soit normale au limbe. L'arête du dièdre est donc normale au limbe quand, par une rotation du bouton B, on peut amener successivement en coïncidence avec m les images mi et m% de l'objet M par rapport aux faces <l>t et <l>â du dièdre.

En collant le cristal de manière que la condition soit à peu près

réalisée, on la réalise avec la précision nécessaire au moyen de

petites rotations de //autour de Taxe tf, et de la tige t dans la pièce/;'.

Pendant tout ce réglage, on ne se sert que du bouton B, pour

éviter de tourner la partie lourde de l'appareil.

Une fois le réglage achevé, on détermine l'angle dont il faut tourner le cristal pour amener successivement les images ///, et //?, à coïncider avec m, en agissant sur le bouton Bâ qui entraîne le limbe. ■V°. — Au lieu de se servir d'un miroir, on peut utiliser deux traits horizontaux T,, T2 tracés sur un mur vertical, à 8 ou 10 mètres de distance, Tt au ras de terre, T2 à une hauteur à peu près double de celle de l'appareil. L'expérience consiste alors à faire coïncider le

trait inférieur T, vu directement et qui fixe la direction de visée, avec l'image du trait supérieur T, par rapport à la face <i> employée. Au lieu d'un objet éloigné, on peut utiliser un collimateur. Pour ne pas être forcé de lui donner une ouverture inacceptable (> S cm.), il faut rapprocher le miroir M de l'axe de l'appareil, en diminuant ses dimensions pour éviter l'encombrement. Le collimateur peut être assez grossièrement construit. On dispose sa fente horizontalement; on éclaire avec une .flamme étendue.

Flf. 3S1.

Page 1