Spectrographe autocollimatenr Féry
î". — Reprenons la formule générale démontrée pour les focales
tangentielles du dioptre (voir Optique géométrique) :
cose — racos*
; ! Quels que soient n et «', elle admet pour solution :
*■ cosi' cosî
Le point objet A et le milieu de la focale tangentielle A' sont donc sur'une circonférence tracée avec le rayon 11 du dioptre comme diamètre.
ti°. — Ceci posé, taillons un prisme à faces sphériques. La face antérieure a le rayon H. Choisissons le point A, c'est-à-dire, l'angle d'incidence moyen /'; le point A' (image virtuelle de A} est déterminé, puisqu'il est sur la circonférence susdite et qu'on a :
Ici h=1; n' est l'indice delà matière du prisme dans les conditions io l'expérience.
SPECTROMETRES ET SPECTROGRAP HES
Taillons la seconde face suivant une sphère de centre A'.
Argentons-la.
Les rayons réfractés, tombant dessus normalement, sont réfléchis suivant leur propre direction et réfractés à nouveau; ils reviennent converger en A : le prisme est autocollimateur.
Si la lumière n'est pas homogène, on obtient un spectre : les ima-
Fig. 377.
ges relatives aux diverses radiations s'étalent suivant un cylindre dont la circonférence AA'C est la section droite. La seconde face du prisme n'est pas simultanément normale à tous les pinceaux : d'où une dispersion doublée (voir § 325).
3°. — On ne réalise pas tout à fait les conditions précédentes; en
Fig. 378.
déplaçant un peu le centre de la face argentée du prisme, on fait en sorte que le spectre soit assez distant de la source A (qui est une fente normale au tableau). On peut ainsi l'étudier sans difficulté.
Pour avoir une dispersion suffisante, il faut que l'angle i soit assez grand (fig. 378); il ne faut pas l'exagérer, sans quoi on diminue à l'excès la distance AB et on augmente l'inclinaison du plan d'observation. Dans l'appareil tel qu'il est construit, j=50° environ.
construction plus aisée et diminue les pertes par réflexion. En effet, la base du prisme p, qui doit être parallèle au rayon moyen à Té* mergence de P, se trouve normale à la face d'entrée de P. Grâce au parallélisme des faces en regard de p et de P, on peut les remplacer par un prisme unique ; bref, P et p forment un prisme rectangle d'angle A.
Ainsi avec quatre prismes on ramène le rayon moyen dans le prolongement de lui-même, en dispersant autant que par quatre prismes ordinaires d'angle A agissant les uns après les autres»
Blakesley prend F pour rayon moyen.
Son appareil donne une dispersion de 18° 207 entre A et G.
D'après la figure de son mémoire, on aurait :
A=62°, n=2 cos31°=l,714.
Avec un tel indice moyen, on s'explique une aussi grande dispersion.