‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 55 sur 402 · AN · texte numérisé non relu

AN

A mesure que N diminue, T diminue. Simultanément, pour un déplacement tangentiel t, le déplacement normal n diminue, jusqu'à la limite où, N s'annulant, le déplacement tangentiel t n'est accompagné d'aucun déplacement normal n.

L'expérience montre, que, pour chaque matière, la coupe se fait avec le plus de netteté quand on réalise entre les composantes n et t du déplacement un certain rapport (qui ne correspond du reste pas nécessairement au minimum de travail).

2". — La question a été systématiquement étudiée pour la rognure des livres. On utilise des coupeuses (connues sous le nom de leur premier ■fabricant Massicot) dans lesquelles une lame tranchante (ayant parfois uu mètre de long et 30 cm. de large) descend oblique-

Fit*, u.

ment. L'angle " optimum est voisin de 45". Le papier P est posé sur un plateau de bois tendre D, lui-même placé sur le bâti de fonte de la machine (la figure 43 montre schématiquement la coupe de l'appareil).

Le papier P est fortement comprimé sur toute la longueur a vogner par un prisme d'acier B bien dressé, mû verticalement par une vis V el un volant. Le long de la face avant de ce prisme passe le couteau C. Celui-ci est fixé sur une lame d'acier qui porte deux crémaillères; il descend obliquement entre ses guides, sous l'action de roues engrenant dans les crémaillères.

.*)"'. — Montrons que les conditions ci-dessus précisées se retrouvent dans les opérations vulgaires où intervient le couteau.

Pour couper un carton P (lig. 43 k droite), on emploie le couteau à rogner G qu'on tient verticalement, à plal le long d'une règle de fer B qui sert de guide pour le couteau et de presse pour le carton. La partie tranchante du couteau est un biseau à 45" de la direction de la lame. Quand on déplace le couteau dans le sens de la flèche, nous retrouvons, par rapport à la matière à couper, les deux mouve-

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