Cisailles. Tondeuse. Faucheuse
i". — Cisaille.
Les couteaux C( et G, vus de champ sont taillés presque ix angle
;e construction des instruments de mesure
droit (lig. Tkij ; C, est fixe, C( est mobile dans une glissière verticale. La pièce P à couper est prise entre les couteaux, qui produisent un glissement tangentiel des couches métalliques (voir ma Mécanique physique).
11 s'agit de déplacer le couteau mobile avec une force considérable, de l'ordre d'une ou plusieurs tonnes. Pour cela, on fait tourner le cylindre A (de 10 cm. de diamètre, par exemple) au moyen d'un levier (de 1 à 2 m. de longueur). Le cylindre A porte excentriqueinent un cylindre B qui entre à frottement doux dans le -carré D. Ce carré glisse dans une fenêtre creusée dans la pièce E qui porte le couteau mobile et dont le mouvement vertical est réglé par des glissières G. Quand A tourne en entraînant B, E est animé d'un mouvement alternatif vertical de petite amplitude.
Voici quelques nombres pour fixer les idées sur l'effort nécessaire au cisaillement. Il s'agit de tôles d'acier doux.
Epaisseurs : 4mm 10mm 20min
Efforts : 700 kilogs 5.000 kilogs 20.000 kilogs.
L'effort croit beaucoup plus vite que l'épaisseur.
Malgré l'cnormité de ces efforts, le couple exercé par les couteaux sur la pièce à couper est très petit, en raison de la proximité des points d'application des deux forces égales et de signes contraires exercées par les couteaux. Le couple devient notable si les couteaux sont mal réglés et trop éloignes l'un de l'autre : il est alors difficile de maintenir la pièce P bien normale aux couteaux.
Pour les tôles minces on diminue l'angle -.; l'effet cisaille se complique alors de l'effet ciseaux : les lames agissent comme instrument tranchant.
Comme pour le laminage, les machines motrices doivent être pourvues d'un volant de grand moment d'inertie qui aide la machine lors du coup de collier. La vitesse du volant croit quand la cisaille ne travaille pas (quand le couteau mobile se relève), et décroit quand la cisaille travaille. On régularise ainsi le mouvement pendant le travail.
'.'". — ClSULLES CinClI.AIIIES.
Elles servent à découper de longues bandes ou encore des disques circulaires fonds de boites de conserves, par exemple}. Les couteaux sont des disques auxquels la machine imprime des vitesses égales et de sens contraires; la figure 54 montre schématiquement par quel procédé. Elle suppose le découpage d'un disque de centre C. On imaginera aisément un système de réglage permettant d'approcher ou d'éloigner un des couteaux de l'autre. Pur exemple, l'arbre AA est fileté et porte en A. A, des groupes de deux ccrous servant, l'un d'épaule ni eut, l'autre de contre-écrou (S (52, lig. (JO'i.
C'est avec des cisailles circulaires multiples [composées do deux axes parallèles sur lesquels sont cnlilés les disques) qu'on découpe, par exemple, les cartes à jouer qui sont fabriquées par feuilles.
TRAVAIL PAR ùtVISlO
■V. — TOSDEVSBS POUR CHEVEUX.
La tondeuse pour cheveux est une cisaille multiple. Les dents sont entaillées dans deux plaques d'acier P et F ; elles ont la forme repré-
sentée dans la figure 54 bis. Les peignes doivent avoir, l'un par rapport à l'antre, un simple mouvement de translation qui fasse parcourir à P' la largeur e d'au moins deux dents (parfois de trois?. Pour cela, la plaque P est solidaire du manche M; la plaque P" est guidée par la glissière Q entrant dans la rainure H.
Le mouvement alternatif est obtenu avec l'autre manche M'.
Il tourne autour d'un cylindre C ménagé dans le premier; il porte la tige T qui entre dans une entaille de la plaque ïy. Le mouvement alternatif circulaire de la tige T est transformé on un mouvement alternatif rectiligue de la plaque V. Un ressort à boudin enroulé autour de C, dont une des extrémités est solidaire de M et dont l'autre agit sur M', maintient les manches écartés.
Les tondeuses se classent de la manière suivante :
Numéros
Les trois premières sont sans peigne \ premières sont dites à barde : la troisit-n a cheveux. Pour obtenir les deux dernière!
istalle i
rieurement au peigne P des peignes supplémentairees en laiton qui augmentent l'épaisseur des dents.
r. — Faucheuse.
La faucheuse est une tondeuse dont les dents sont naturellement proportionnées aux objets à couper. Les peignes ont ira,50 de longueur. L'un est fixé au bâti de l'appareil, l'autre est animé d'un mouvement rectiligne alternatif par rapport au premier. Il est convenablement guidé et reçoit son mouvement d'un excentrique mù par les roues de la faucheuse.
59 bis. Poinçonneuses.
1". — Le mécanisme décrit au l" du § 59 est utilisé dans les poinçonneuses ou machines à percer des trous circulaires : la même machine sert généralement à la fois de cisaille et de poinçonneuse. A la pièce mobile E est fixé l'outil cylindrique C, sous lequel est placée une contre-partie C, percée d'un trou de même diamètre, ainsi qu'il est représenté dans la figure 53 à droite.
L'effort à exercer sur un poinçon pour le faire pénétrer dans une plaque métallique est énorme. Par exemple, on estime à 35 tonnes l'effort nécessaire pour un trou de 2 cm. de diamètre dans une tôle d'acier doux de 2 cm. d'épaisseur. Pour que quatre ouvriers, exerçant par leur poids un effort de 200 kllogs, obtiennent ce résultat, il faut une multiplication de 175. D'où la nécessité d'un excentrique ou d'un système de leviers équivalent.
A l'autre cas extrême, pour préparer la déchirure du papier suivant une ligne déterminée (timbres-poste, carnets à souche...), on pratique une file de petits trous suivant la courbe choisie, par l'enfoncement d'une série de petits poinçons d'acier. La pièce qui les porte normalement est animée d'un va-et-vient par le moyen de cames appropriées. On perce ainsi à la fois plusieurs centaines de petits trous parfaitement réguliers de forme et d'espacement.
'3*. — Dentelles suit papier.
Se rapproche du cisaillement le procédé d'obtention des fines dentelles en papier qui entourent les images religieuses. On utilise une matrice d'acier dans laquelle sont gravées en creux les parties à conserver. On applique le papier sur la matrice fixée horizontalement sur un billot de bois que l'ouvrière maintient entre les jambes. On frappe des deux mains avec des marteaux de plomb portant de longs manches flexibles. Le plomb déchiquette le papier qui appuie sur les pleins de la matrice et respecte ce qui pénètre dans le creux. C'est merveille de voir avec quelle rapidité on réalise une dentelle d'une finesse extraordinaire. Le balancier est incapable de fournir des résultats aussi parfaits; il est vrai qu'il va plus vite et donne des produits moins chers.
60. Scies. Scies circulaires et à rubans, i*. — Une scie est une lame d'acier laminé, qu'on trempe parfois