Glissières ou coulisses
i°. — On appelle glissières ou coulisses les guides des mouvements rectîlignes; la figure 57 en représente les formes usuelles dans les appareils de physique. Elles sont toujours ajustées par rodage (§ 43). Le principe fondamental de leur construction est de réduire au minimum les points en contact, tout en assurant une usure faible et en imposant le mouvement voulu. Sous ce rapport, le type 1 est le plus parfait quand la glissière est horizontale, c'est-àdire quand la pesanteur sert d'auxiliaire pour le guidage. Le type 2 se rencontre dans une infinité d'appareils d'optique; il présente l'avantage d'être réglable par usure des pièces A, que des vis fixent contre la pièce B; le serrage plus ou moins à fond de ces vis permet un certain réglage. Le type 3 est employé par les menuisiers. Le type 4 est un exemple de glissières à oreilles; les tiges T sont parfois remplacées par des fils.
Pour réduire les frottements avec le type 1, on allège la pièce mobile M. La figure 57 en bas représente le dispositif. Un galet G est mobile autour d'un axe horizontal fixé sur un ressort H qu'on bande plus ou moins avec la vis V. On fait ainsi porter au galet une partie du poids de la pièce mobile : le frottement est diminué, sans ' que les contacts entre Us pièces M et F cessent de se produire.
On peut encore monter la pièce M sur des galets roulettes, à la condition de prendre comme intermédiaire des ressorts de suspen-
sion trop faibles, par suite n'empêchant pas la pièce mobile de reposer sur les coulisses.
La glissière peut être constituée par un cylindre plein coulissant
KJK. 57.
dans un cylindre creux. S'il faut éviter les rotations, on adjoint à l'une des pièces un ergot qui entre dans une rainure creusée dans l'autre. fc)n peut encore faire coulisser une tige de section carrée
dans une cavité de section carrée plus grande, mais l'ajustage est plus difficile.
?"- — Voici le moyen de constituer des glissières à peu de frais pour les expériences d'optique (fig. 50).
Deux liges ou tubes servent de chemin. On les fixe avec des attaches C parallèlement entre elles sur une planche P. Le chariot est constitué par une planche Q sous laquelle sont vissés, d'une part, une pièce de laiton AA, de l'autre un coin de bois B. Une règle repère les positions du chariot. Les frottements sont réduits au minimum, et le guidage est excellent. L'appareil vaut ce que valent les tiges ou tubes T : on trouve dans le commerce des tubes d'aciercldrj laiton, très réguliers et quasi cylindriques, de plusieurs mètres de longueur.
A défaut de tubes, on peut utiliser une bande de feuillard F qu'on
TRAVAIL PAR DIVIStOX
visse à plat sur une planche. Les guides sont constitués par deux serre-lames, comme on en trouve dans tous les bazars d'électricité. Dans les deux cas, on réduit les points frottants à trois, et les points guidants à deux.
Flgr. sa-