Glissière à vis. Chariot
Dans toutes les machines dont nous avons à parler, se rencontre un organe essentiel, le chariot, destiné à déplacer l'outil dans une série de plans parallèles.
11 est constitué par un certain nombre de glissières à vis.
Je suppose que le lecteur connaît la définition et les propriétés fondamentales de la vis; sinon, il se reportera au chapitre suivant.
di
i", — Glissière a vis (fig. 61) :
Une vis permet de déplacer l'écrou E dans le sens ab {axe de la vis) proportionnellement à la rotation d'une manivelle M.
Pour réaliser ce programme, la vis doit être immobilisée dans le sens ab et dans les directions rectangulaires : la partie non filetée porte un épaulement ef de forme quelconque, mais de révolution (j'ai figuré un cylindre), qui a pour logement une cavité creusée dans une des barres terminales du cadre BB.
L'autre extrémité de la vis entre à frottement doux dans un trou cylindrique qui fixe la direction ab.
Le logement de l'épaulement ef doit être exact, pour éviter le temps perdu. Voici d'où vient cette expression,
L'écrou E est fixé à la tablette T à entraîner, tablette qui repose sur le banc BB et est exactement guidée par ce banc (voir la figure en coupe). Pour bien ajustées que soient les pièces, il y a donc toujours frottement.
Ceci pose, imaginons que le logement de l'épaulement e/'ne soit
TRAVAIL PAR DIVISIOS
pas juste. Tournons la manivelle de manière à faire avancer l'écrou vers la droite. En raison du frottement, c'est la partie gauche de l'épaulement qui appuie sur son logement. Arrêtons la manivelle; fttisons-la tourner en sens inverse : avant que l'écrou ne bouge, il faut que Fépaulement vienne s'appuyer sur son logement par sa partie droite; il se dévisse donc de l'écrou, qui reste immobile pendant une fraction de tour de la manivelle : il y a temps perdu.