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TRAVAIL PAR DIVISION M

cerise). Le métal est susceptible de trempe quand ses qualités sonl modifiées par l'opération; il devient généralement dur et fragile. Pour graduer les propriétés d'un outil trempé, on le soumet à un recuit qui le fait revenir: à mesure que s'élève la température du recuit, la dureté diminue, mais l'outil devient moins fragile.

On reconnaît pratiquement la température du recuit à la couleur de la couche d'oxyde qui se forme sur l'acier trempé quand on li» chauffe (dans un bain de sable ou sur une tôle portée au rouge). Les couleurs se succèdent dans l'ordre suivant : jaune-paillc , jaune, jaune foncé, bleu, bleu foncé, vert, gris. Le jaune-paille convient aux outils de tour pour métaux durs; le jaune foncé donne une dureté encore suffisante pour travailler les métaux mous; le bleu est réservé aux outils à bois, aux tournevis...

Il est préférable de ne tremper que les parties de l'outil qui travaillent en raison de leur dureté : l'arête coupante, s'il s'agit d'un outil tranchant.

La trempe se fait ordinairement à l'eau, parfois à l'huile pour les petits outils : le refroidissement est moins brusque. Si la pièce doit être trempée tout entière, on la jette dans un baquet plein d'eau; pour durcir seulement l'intérieur d'une pièce, on y envoie un jet d'eau froide; quand il s'agit d'un ciseau, on n'en trempe que l'extrémité.

On appelle aciers rapides des aciers au tungstène, molybdène,... qui ne se détrempent pas même au rouge sombre. Ifs doivent leur nom h la possibilité d'enlever des copeaux beaucoup plus gros (£ 0"») ; réchauffement qui résulte du travail ne les détrempe pas; ils sont assez résistants pour ne pas se briser.

Naturellement l'emploi de ces outils nécessite des machines plus robustes.

On les trempe en les chauffant à une température bien déterminée et en les refroidissant dans un courant d'air violent. Ils servent principalement à dégrossir les pièces. 2*. — On doit à Taylor la découverte qu'un fort jet d'eau lancé directement sur le copeau, au point où il est détaché par l'outil de la pièce d'acier forgé, permet un accroissement de vitesse de coupe de 30 ou 40 p. 100. On utilise de l'eau saturée de carbonate de soude pour empêcher la rouille; elle est recueillie dans la cuve où se trouve la machine (tour ou raboteuse}. Telle est l'influence du refroidissement sur la conservation des propriétés de l'outil.

A propos de l'usure des outils, il est bon de réagir sur les idées du lecteur qui s'imagine un outil comme un objet de collection. Dans son mémoire classique sur la taille des métaux, Taylor dit: « Il n'est pas économique de faire travailler les outils dégrossisscurs à une vitesse de coupe assez lente pour ne nécessiter leur réallïilage que toutes les heures et demie. » Une heure et demie est donc pour un outil une longévité peu économique. Là, connue partout en industrie, il faut tailler une cote entre le gain réalisé par l'emploi d'outils

Tl

verticale

nouvellement affûtés et trempés (le travail marche plus vite, les machines sont mieux utilisées), et le prix de réfection de l'outil.

Evidemment les raisonnements de Taylor ne sont valables que dans la très grande industrie, où Ton peut avoir un véritable atelier de réfection. Dans la petite, on laisse l'ouvrier refaire les outils à sa guise : d'où de très mauvais résultats économiques.

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