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Bronzes

4°. — Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain (avec parfois un peu de plomb et de zinc). Beaucoup plus dur que le cuivre, il constitue l'airain, avec lequel les héros d'Homère fabriquaient leurs armes, avant qu'on ne sut travailler le fer et ses dérivés.

A mesure que croit la proportion d'étain, l'alliage est plus dur, la cassure plus semblable à celle du verre {conchoïdale). En même temps la fusibilité augmente : le point de fusion du cuivre est 1083° (celui de rétain est 231); l'alliage à 10 p. 100 d'élain fond vers 950, celui à 20 p. 100 fond vers 825.

Tandis que les laitons sont destinés à être travaillés à froid, les bronzes sont particulièrement propres à être fondus.

Le zinc ajouté au bronze le rend plus homogène et diminue sa fragilité; on utilise des alliages ternaires allant jusqu'à la composition Cnoli, Sn2, Zni2; on remplace donc rétain par deux fois plus de zinc.

MATIÈRES EMPLOYÉES POUR LA ÇO.tSTJtUCTIOy DES lltSTBUMEXTS 6

Autrefois les canons étaient coulés (Cu90, SnlO) ; il est même très curieux d'apprendre avec quelle difficulté l'acier s'est substitué au bronze (voir Appendice III).

L'alliage des médailles doit être malléable; la composition devient Cu93, Sn5, Zn2.

Le bronze des monnaies de billon est Cu05, Sn4, Znl.

Le bronze des statues contient généralement du zinc (Cu90, Sn4, Zn6).

Dans le métal des clocbes, des tams tains, entre moins de cuivre (Cu78, Sn22). Il est très cassant; on lui donne une certaine souplesse en le trempant au rouge-cerise.

2". — Bronzes spéciaux.

On obtient les bronzes phosphoreux en ajoutant à la masse en fusion du phosphure de cuivre ou d'étain; le phosphore n'entre du reste que pour quelques centièmes. L'arsenic, comme le phosphore, donne des alliages particulièrement durs.

Les bronzes d'aluminium sont des alliages binaires de cuivre et d'aluminium (Cu 90 — 98, Al 10 — 2). Pour des bronzes d'aluminium supérieurs k 10 p. 100 le métal est cassant. L'avantage de ces alliages est de conserver leur ténacité a chaud (à 400° par exemple).

5. Métaux blancs, alliages antifriction, caractères d'imprimerie.

Un très grand nombre d'alliages sont à base d'étain et de plomb; on les durcit par de l'antimoine, du cuivre ou du zinc.

Par exemple, les robinets, les comptoirs de ma s troquets (les zincs), la vaisselle d'étain, les mesures de capacité, sont en alliage contenant de 75 à 100 p. 100 d'étain. D'après les règlements, le plomb doit entrer pour moins de 10 p. 100. L'antimoine, le zinc, le cuivre, le bismuth, interviennent en proportions diverses suivant l'usage.

Les alliages antifriction {coussinets...) contiennent généralement de l'étain (80 à 90), du plomb, de l'antimoine et du cuivre.

L'alliage d'imprimerie a pour composition Pb 75- — 80, Sn 25 — 20.

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