Machine à percer
I'. — La machine à percer fait un trou cylindrique. L'outil mèche ou foret; est généralement hélicoïdal. La section droite a les formes les plus diverses, suivant les constructeurs. Les forets que j'ai entre les mains ont une section droite S symétrique, de sorte qu'il est impossible de dire, en la voyant, si l'outil est à droite ou à gauche. L'outil représenté a ses cannelures à droite ; il est lait pour percer en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre sens habituel . L'angle * de l'hélice est de 2nD environ.
L'affûtage consiste à obtenir un biseau, de manière que l'outil, tournant dans le sens convenable, coupe le métal. L'extrémité devient un cône; l'angle £ est de l'ordre de 30\
Le dégagement des copeaux se fait par les cannelures.
loi
Fig. 86.
A mesure que le corps à percer devient plus mou, on peut utiliser des mèches plus rapides. La figure 87 représente une mèche à bois. La pointe a sert de guide; le couteau b tranche les fibres et détermine le diamètre du trou; le ciseau c enlève les copeaux. 2°. — Vilebrequin.
La mèche à bout B carré peut être montée sur un vilebrequin. On
la fixe avec la vis V dans le trou T (en forme de tronc de pyramide). On tient le manche M d'une main, ou encore appuyé contre la poitrine; de l'autre main on saisit la poignée P. Le manche et la poignée tournent librement autour de la pièce de fer sur laquelle ils sont enfilés.
Ce mode de perçage est long et fatigant, puisqu'il faut simultanément accomplir le travail nécessaire au perçage et subir la fatigue qui résulte du serrage. 3°. — Archet.
L'archet mérite une description que la figure 87 bis raccourcit. Il réalise d'une manière extrêmement simple la transformation d'un mouvement alternatif rectiligne en un mouvement alternatif circulaire. Il est constitué par une lame d'acier flexible, formant arc ou archet, dont la corde est, suivant le travail à effectuer et la grandeur de Tare, un fil d'acier, un crin ou une corde à boyau.
Elle s'enroule sur la poulie B montée sur le cylindre C à mouvoir.
L'horloger utilise un archet minuscule et un support à pointe P et contre-écrou F, qu'il fixe sur l'étau par le pied E; le mandrin
M tient la mèche. L'ouvrier perce les trous en appuyant de la main gauche la pièce à percer contre la mèche; avec la main droite il agit sur l'archet. La mèche, animée d'un mouvement alternatif, ne travaille que dans un sens.
Le serrurier entre le bout aminci du cylindre C porte-mèche dans une plaque de tôle D (conscience), qu'il appuie contre sa poitrine pour exercer la pression. J'ai figuré un mandrin à vis V.
Fig. 8
TRAVAIL PAR DIVISION llfl
En Algérie on rencontre fréquemment des tourneurs de bois qui
utilisent un arc de bois RS mû par une pédale pour entraîner la pièce à tourner (pied de chaise, par exemple). Jadis c'est avec un archet qu'on forait la lumière des canons.
Le cylindre porte-mèche horizontal était monté sur un chariot et appuyé contre la pièce à percer par un levier coudé chargé de pierres.
La drille (g 89) a l'avantage sur l'archet que la mèche tourne toujours dans le même sens; mais elle est plus coûteuse et se détraque facilement. D'où le maintien de l'archet dans les arts mécaniques.
i". — Perceuse ordinaire.
Dans la perceuse ordinaire à main, le serrage est obtenu par une vis V mue par un volant V : on n'a plus à fournir que le travail du perçage, La figure 88 montre commentil est possible d'obtenir la rotation du foret, et
simultanément son déplace- y\s, **.
ment vertical.
La manivelle entraine la roue d'angle II qui engrène sur la roue K'.
Celle-ci est montée sur Taxe AA de manière à pouvoir glisser le long de cet axe ; elle en est solidaire seulement pour les mouvements de rotation. Ce résultat est obtenu simplement : dans une rainure creusée dans Taxe AA pénètre sans appuyer la vis c» qui traverse le cylindre D venu de fonte avec la roue R\
Reste à obtenir le mouvement vertical du foret. Pour cela Taxe AA est creusé par bout d'un cylindre dans lequel entre l'extrémité non filetée de la tige qui porte la vis V. Dans cette tige est ménagée une rigole circulaire où entre sans appuyer la vis s.
L'axe AA tourne donc sans entraîner la vis.
En agissant sur le volant, on serre le foret contre la pièce à percer.
/A — Emploi du tour. Forage des canons.
Nous pouvons monter l'outil sur la poupée P' du tour (fig. 66), ou sur le chariot. Dans ce cas, la pièce à percer tourne et l'outil avance; dans les deux cas précédents, la pièce était fixe.