‹ Construction et aménagement des salles d'asile et des maisons d'écoleChapitre 106 sur 223 · SCHAFFOUSE · texte numérisé non relu

SCHAFFOUSE

j Canton de Vaud.

, Ville

/ de Lubeck.

Ville

! de Brème.

Ville

| de Hambourg.

ai

i Prusse

Saxe

■ass-iaj

•daâoiuafi ^

DISTRIBUTION DES PLANS

respectives. L’école de filles et l’asile sont nécessairement placés l’un à côté de l’autre ; de plus, l’asile ne peut être placé à côté de l’école des garçons ; l’ordre des bâtiments est donc nécessairement celui-ci : école des garçons, école des filles, asile; ou bien, ce qui revient au même : asile, filles, garçons.

Si le terrain a deux façades, qu’on place les garçons à l’avant ou à l’arrière, la disposition reste la même. Mais si le fond est mitoyen, le résultat ne sera pas le même suivant qu’on placera les garçons en avant et l’asile au fond, ou inversement l’asile en avant et les garçons au fond, l’école de filles restant toujours au milieu.

La dernière disposition, comme l’a fait remarquer M. Degeorge (1), offre cet avantage que l’asile, ordinairement construit à simple rez-de-chaussée, laisse affluer l’air de la rue jusque dans l’intérieur du groupe; mais, par contre, nous devons faire observer que le bâtiment des garçons se trouve alors pris entre les constructions mitoyennes du fond et le bâtiment des filles, condition défavorable si ces constructions sont élevées, et si les cours qui accompagnent le deux écoles ne sont pas très larges.

Si, au contraire, on relègue au fond l’asile, l’école des garçons placée surlarue se trouve plus avantagée; l’asile l’estmoins : il est, comme tout à l’heure l’école des garçons, enclavé entre les constructions mitoyennes et l’école des filles. Mais il faut dire ici que les deux cours de l’asile et de l’école des filles ne sont séparées que par le bâtiment bas de l’asile, et que l’on forme alors, par la réunion de ces deux cours, un vaste réservoir d’air intérieur.

En résumé, nous sommes loin d’admettre, avec M. Degeorge, que la précédente disposition soit préférable à celle-ci. Dans beaucoup de cas, nous pensons qu’elle sera plus désavantageuse ; le résultat dépend principalement de la hauteur des constructions riveraines. Tout ce qu’on peut dire d’une manière générale, c’est que la première disposition place l’asile dans de bonnes, et les garçons dans de mauvaises conditions ; que la secondeplace l’asile, les filles et les garçons dans des conditions

(1) Revue générale de l'Architecture et des Travaux publics , année 1880.

moyennes et égales à peu près pour tous. Que doit-on préférer? Faire très bien ici et très mal à côté, ou à peu près convenablement partout? Le plus souvent nous préférerions cette dernière solution.

Ces deux dispositions ne sont pas les seules que l’on puisse adopter; nous en signalerons une troisième empruntée aux groupes scolaires d’Aubervilliers, qui n’est pas sans mérite, et que l’on aura souvent avantage à adopter lorsque la forme du terrain mieux équarri le permettra : les écoles s’étendent à droite et à gauche de la façade principale, et se retournent sur les deux côtés pour former les ailes en retour; au fond les bâtiments bas, asile et salle de gymnastique, assemblés en figure de T, forment la jonction transversale en même temps qu’ils s’avancent pour séparer l’école des filles de l’école des garçons. L’asile n’en reste pas moins indépendant de cette dernière. Les deux cours principales ne sont séparées que par des bâtiments bas, elles sont bordées au fond par des constructions basses également; on a ainsi élargi autant que possible le réservoir d’air intérieur.

On a parfois reproché à ces différentes dispositions, qui nous paraissent avoir chacune ses avantages et ses inconvénients, qu’elles manifestent une tendance trop marquée chez les architectes à mettre leurs bâtiments en façade. Il y aurait tout avantage, dit-on, dans beaucoup de cas, à faire le contraire : à mettre les cours sur façade et reléguer les bâtiments au delà. Ce reproche ne nous paraît pas absolument fondé : Si l’on recule les bâtiments, il arrive nécessairement que les cours intérieures sont réduites d’autant; or, celles-ci devraient, au contraire, être élargies le plus possible; l’air, dans ces puits qu’on décore du nom de cours, à l’intérieur des grandes villes, se renouvelle encore plus difficilement que l’air des rues; ce qu’il faut aérer, c’est donc bien plus les façades intérieures que les façades extérieures.

Comparaison des dimensions réglementaires dans les différents pays. — Pour compléter ce rapide exposé des dispositions d’ensemble, nous reproduisons ci-contre le tableau, relevé par M. buisson, des principales prescriptions réglementaires adoptées dans différents pays ; nous ne modifions que les indications relatives à la France pour les mettre d’accord avec le Règlement actuel.

T. II

SALLES D’ASILE

SALLES D’ASILE

SALLES D’ASILE FRANÇAISES

Page 1