‹ Construction et aménagement des salles d'asile et des maisons d'écoleChapitre 157 sur 223 · LT. 1,670 ENFANTS · texte numérisé non relu

LT. 1,670 ENFANTS

On reconnaît encore sur ce plan la disposition généralement adoptée en Autriche, seulement le couloir central, au lieu de se prolonger jusqu’aux extrémités du bâtiment, est terminé de chaque côté par un couloir transversal, ce qui ramène les entrées sur la façade principale et sur la façade postérieure. On a ainsi accès du dehors séparés pour les deux sexes, et communications correspondantes sur les préaux découverts, lie plus l'établissement d’une petite cour intérieure pour l’aération des cabinets d’aisance doit être signalé. Il y a dans cette école de bons motifs de dispositions qu’on pourrait lui emprunter.

Les sept classes du rez-de-chaussée comprennent quatre classes de 80, deux de 90 et une de 100 élèves. Au premier étage la distribution est la môme; au second étage on trouve trois classes de 48, une de 60, une de 72 et deux classes de 96 élèves ; à ce même étage est établie la salle de dessin. On remarquera que dans toutes les classes l’éclairage est unilatéral bien que la largeur soit considérable; ce n’est pas ce que nous approuvons le plus dans cette école.

ÉCOLE DE BALASSA-GYARMATH (Pl. 104)

Il nous reste peu de chose à dire de cette école qui est un exemple de plus du type adopté en Autriche : corri-

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dor dans toute la longueur, avec entrées reportées aux extrémités, classes rangées de chaque côté; escaliers reportés sur l’arrière, et cabinets d’aisance à l’intérieur du bâtiment, en communication avec le corridor central. Enfin pour les classes l’éclairage unilatéral.

Toutes les observations faites sur les écoles précédentes s’appliquent à celle-ci.

ÉCOLES BELGES

ÉCOLE DE LA CROYERE (Pu 105, 106)

Architecte : M. LE CRA1VE

L’école de garçons comprend deux classes, celle des filles autant ; chaque groupe de deux classes est desservi par un vestibule commun qui donne accès du dehors et sur le préau découvert, et où sont logés les vestiaires et lavabos. C’est la disposition connue des écoles belges. Aux extrémités sont reportés les pavillons où logent les instituteurs et institutrices qui se trouvent complètement séparés. Suivant l’usage belge encore, auquel on tend à se conformer en France, ces logements n’ont pas de communication directe avec les classes. Chaque pavillon d’habitation est accompagné d’un jardin.

La salle de gymnastique avec ses vestiaires spéciaux est rejetée au fond des préaux et est commune pour les deux sexes. Les préaux sont entourés d’abris sur tous leurs côtés.

La forme des classes offre plusieurs particularités ; les angles y sont arrondis comme on l’exige aujourd’hui chez nous; l’éclairage est franchement bilatéral, ce qui était nécessaire, vu la grande largeur des classes; afin d’incommoder le moins possible les élèves par la présence du poêle, celui-ci est installé dans un enfoncement prélevé au fond de la classe sur le corridor d’entrée ; en outre on a supprimé une des tables à deux places. Des précautions rationnelles ont été prises pour les entrées d’air pur et pour l’évacuation de l’air vicié, ainsi que l’indiquent les plans et la coupe.

Sauf le trop grand nombre d’élèves dans chaque classe, qui est à modifier, cette école est un excellent modèle, toutes les fois que l’on a du terrain en quantité suffisante et que l’on peut construire les classes à simple rez-dechaussée sans dépense exagérée. En fait ce sont des dispositions analogues à celle-ci que vise le nouveau règlement; mais dans l’exécution, des économies sévèrement imposées, l’exiguïté du terrain et bien d’autres nécessités encore obligent constamment à enfreindre

ÉCOLES AMÉRICAINES

les règles de ce programme officiel. Les intentions sont bonnes à coup sûr et il serait excellent que l’on put toujours les réaliser; mais nous voyons chaque jour que des nécessités bien plus impérieuses que le règlement luimême forcent à laisser celui-ci de côté. Il n’en reste pas moins vrai qu’il faut chercher à se rapprocher le plus possible de ses indications, tout au moins dans leur ensemble qui est bon; et l’école de la Croyère est un exemple bien étudié d’une école conçue dans les mêmes idées.

ÉCOLE DE MOLENBEECK-SAINT-JEAN (Pt. 107-108) pour. 1,300 ENFANTS. — DÉPENSE : 317,000 FP..

Architecte : M. BLANDOT-GRAYET

L’école de garçons et celle de tilles, à disposition entièrement symétrique, sont complètement séparées; dans l’axe de terrain, et formant la séparation, est placée la grande salle de gymnastique avec ses vestiaires et lavabos pour les deux sexes.

Les deux entrées sont à l’opposé l’une de l’autre ; elles traversent dans toute leur longueur le bâtiment d’habitation pour les instituteurs ou celui des institutrices, qui sont eux-mêmes tout à fait indépendants des bâtiments scolaires proprements dits. Les élèves pénètrent ainsi dans le préau couvert, entouré d’abris sur toutes ses faces ; ils gagnent ainsi le grand vestibule où est placé l’escalier, d’où ils peuvent pénétrer dans les quatre classes principales.

Les deux classes placées aux extrémités ont leurs entrées par les vestibules servant de vestiaires où l’on accède par les abris couverts. Chaque classe est d’ailleurs accompagnée d’un vestibule semblable.

La disposition du plan en forme de croix est originale ; les classes se trouvent ainsi groupées autour de l’intersection centrale où est logé le grand escalier; elles sont éclairées et aérées sur les deux faces. A chaque étage et pour chaque bâtiment, on trouve trois classes de 52, une de 48, une de 56 et une de 64 élèves, chiffres à réduire dans nos écoles. Cette école, installée avec ampleur, offre de bonnes dispositions.

La dépense est répartie comme suit :

Part contributive de l’État 105,666' .65

— de la Province 21.133 .35

— de la Commune 190,200 .00

La moyenne du prix de revient pour ces deux écoles est de 280 à 300 francs.

ÉCOLES AMÉRICAINES

(Pl. 109, 110-110 bis , 111, 112)

Dans l’école de Wells, à quatre classes par étages, les deux entrées placées sur les façades opposées sont flanquées des loges de surveillants; au delà sont placés les quatre vestiaires ; au centre est le grand vestibule qui dessert les quatre classes ; celles-ci prennent jour sur deux faces contiguës; on y a donc un éclairage de côté, tantôt à gauche et tantôt à droite, et un éclairage postérieur. Au rez-de-chaussée sont placés les préaux couverts, Avater-closets, etc., recevant une disposition que nous avons décrite pour les précédentes écoles des Etats-Unis. Les deux étages des classes sont semblables ; à l’étage supérieur se trouve l’inévitable salle publique, qui en occupe toute la surface.

L’école de Charlestown est plus importante ; dans le soubassement sont installés les préaux de garçons et de filles, les water-closets disposés dans de très vastes salles, puissamment \rentilées suivant la coutume américaine, les chambres pour les chaudières et appareils servant au chauffage et à la ventilation de tout l’édifice. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont disposés de la même manière : au centre un \raste vestibule se prolongeant en corridors latéraux qui donnent accès aux classes et conduisent aux deux escaliers éclairés par les façades latérales. Chaque classe est accompagnée d’un vestiaire. Le jour est unilatéral, venant de gauche ; cependant on a adjoint, dans chaque classe, une petite baie qui tantôt s’ouvre sur le mur auquel s’adosse l’estrade et tantôt sur le mur du fond. Nous estimons que ces classes sont bien larges pour n’ètre garnies de baies que sur une seule face ; l’éclairage et surtout l’aération doivent être imparfaits. A l’étage supérieur est installée la salle publique remplaçant les deux classes médianes et le vestibule central ; les quatre classes restantes sont desservies directement par les escaliers latéraux.

L’école de Capen, qui ne renferme que deux classes par étage, présente une disposition toute spéciale : le vestibule et les escaliers occupent entièrement un avantcorps qui précède le bâtiment principal. Au sous-sol sont installés les préaux et, comme d’habitude, de puissants appareils de chauffage ; à chaque étage sont établies deux classes ; chacune accompagnée d’un vestiaire ; le groupe des vestiaires interposés isole complètement chaque classe.

Chaque salle prend un jour sur deux faces contiguës ; ici encore l’architecte américain ne paraît pas s’être beaucoup préoccupé de prendre toujours son jour sur la gauche; il paraît s’être plutôt prémuni contre le jour d’avant; son second jour vient toujours de l’arrière.

ÉCOLES DE FILLES ET DE GARÇONS

L’école de Wellsville(l) a coûté 65,000 francs pour la seule construction, y compris les appareils de chauffage; avec le mobilier, vitrage de couleur, les clôtures, etc., la dépense s’élève à 80,000 francs.

La disposition générale reste toujours la même : même groupement des classes accompagnées de leurs vestiaires spéciaux autour d’un vestibule et d’un couloir central. On remarquera cette particularité que l’architecte s’est ici préoccupé de multiplier autant que possible les sources de lumière; ce n’est pas nous qui lui donnerons tort. Aussi voit-on que chaque salle de classe prend son

jour sur trois côtés. L’aération devient ainsi excellente. Aussi croyons-nous la disposition de ce plan tout à fait digne d’attention.

Au lieu d’agglomérer et d’accoler les classes les unes aux autres, le constructeur s’est au contraire attaché à les isoler le plus possible, ce qui explique tous les décrochements des façades très mouvementées de cette école; il se contente d’insérer suffisamment chaque classe sur le noyau central pour assurer la communication. Nous croyons qu’on reconnaîtra de réels avantages, surtout au point de vue hygiénique, à cette disposition, peut-être singulière à première vue et parfaitement logique cependant.

(1) Voyez The American Archilect and Building N ères.

ÉCOLES DE FILLES

ET DE GARÇONS

AVEC SERVICES COMMUNAUX

ÉCOLES DE FILLES ET DE GARÇONS

AVEC SERVICES COMMUNAUX

ÉCOLES FRANÇAISES

ÉCOLES ET MAIRIES DE LUGNY- CHAMPAGNE ET MÉRY-SUR-CIIER (Pl. 113, 114-115)

POUR 80 ENFANTS. — DÉPENSE: 14,700 FRANCS Architecte : M. TAULIER

La plupart des observations que nous avons déjà faites au sujet des écoles de garçons avec services communaux seraient applicables ici, et dès lors nous ne les reproduirons pas ; nous nous contenterons d’un examen sommaire de chacune des écoles suivantes qui comprennent, outre la mairie, les classes de filles et les classes de garçons.

A Lugny-Champagne, les deux classes accolées pour former au besoin classe mixte, occupent le bâtiment central; dans l’aile de droite est reportée la mairie qui se réduit à une salie, dans l’aile de gauche le logement de l’instituteur; le tout à rez-de-chaussée.

A Méry-sur-Cher, les classes ont été séparées ; chacune est logée dans un pavillon indépendant; dans le pavillon du milieu sont réunis le logement de l’instituteur au rez-de-chaussée, et la mairie au premier étage; les services sont ainsi plus nettement séparés que dans l’exemple précédent. Un abri couvert relie les trois bâtiments.

Pour cette dernière école la dépense s’établit comme suit :

Classe.

Maçonnerie 1,358' .46

Charpente 338 .55

Couverture et zinguerie 312 .80

Menuiserie 215 .88

A reporter. . . 2, 225'. 69

Report 2,225' .69

Serrurerie 101 .90

Plâtrerie 218 .55

Peinture et vitrerie 48 .75

Deux semblables 5, 189'. 78

Logement.

Maçonnerie 4, 119'. 25

Charpente 1,700 .89

Couverture et zinguerie 596 .15

Menuiserie 1.457 .06

Serrurerie 313 .60

Peinture et vitrerie 147 .42

Préau.

Maçonnerie 52' .00

Charpente 330 .24

Couverture et zinguerie 437 .98

820‘ .22 820' .22 Lieux cl’aisances 313'. 42

Total 14,657' .79

ÉCOLE ET MAIRIE DE THÉNIOUX (Pl. 116-117)

rOUR 80 ENFANTS. — DÉPENSE : 17,500 FR.

Architecte : M. TAULIER

La mairie et le logement des maîtres sont groupés au centre ; à droite et à gauche sont établies les classes avec entrées par les abris couverts qui s’étendent au delà. Il n’y a pas de communication directe entre le logement et les classes.

Les plafonds sont formés de voûtains en briques surfers à T; les fenêtres ne monteraient pas assez haut sous le plafond pour être aujourd’hui d’accord avec les prescriptions du règlement. Avec le jour bilatéral adopté,

ECOLES DE FILLES ET DE GARÇONS AVEC SERVICES COMMUNAUX. 160

l’inconvénient n’est pas grand, mais le règlement est formel à cet égard .

ÉCOLE ET MAIRIE DE FRÉTY (Pl. 118)

POUR 90 ENFANTS. — DÉPENSE : 18,50 0 FRANCS Architecte : M. DAUMAL

Quoique réunies dans un même bâtiment, les deux écoles et leurs dépendances sont bien distinctes, et cette séparation s’accuse d’ailleurs sur la façade. Sur le devant, au rez-de-cbaussée, sont placées les chambres de l’habitation ; en arrière les salles de classe qui ont leurs entrées particulières. L’indépendance des services est donc assurée.

Au premier étage, la mairie occupe une vaste pièce sur le devant, dans l’axe du bâtiment, au-dessus des chambres-cuisines du rez-de-chaussée. Aux angles, audessusdes chambres à coucher, sont de nouvelles chambres.

Le bâtiment des classes n’a qu’un rez-de-chaussée ; les combles sont occupés par les greniers de l’instituteur et de l’institutrice.

Les classes ne reçoivent en réalité que 45 élèves chacune. Le jour y est unilatéral, avec une baie sur l’arrière; disposition critiquée et rejetée par le règlement ; de plus l’une des classes reçoit le jour de droite, ce que l’on devrait modifier en renversant l’orientation de la classe de garçons. Dans ce cas les water-closets ne seraient plus surveillés et il faudrait les déplacer.

Nous donnons ci-dessous la série des prix et le détail estimatif.

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