DES FERS A PLANCHERS
Tirants pour l’armature des poutres.
Voùtains en briques.
l’emplacement de ces points d’appui, les loger dans les cloisons ou dans les passages.
Les plafonds seront plats et unis, comme le demande le règlement, ce qui n’exclut pas les voùtains en briques. Il faut seulement que leur surface n’offre pas d’enfoncements propres à laisser s’accumuler les poussières et les impuretés.
Fenêtres. — Les baies seront dorénavant rectangulaires, et le linteau viendra affleurer le dessous du plafond. Cette disposition pourra amener quelques petites
(I) "Voyez le Nouveau Règlement avec analyse et commentaires.
ÉCOLES
difficultés lorsque les solives sont placées perpendiculairement à ce linteau. Pour y remédier, on sera obligé le plus souvent d’employer des linteaux en fer auxquels viendront s’assembler les solives.
La largeur doit être calculée de telle façon que la lumière éclaire toutes les tables ; ceci veut dire que la première baie doit au moins commencer au droit du premier banc, et la dernière au droit de la dernière table. 11 est du reste entendu que l’on donnera désormais aux baies d’éclairage toute l’étendue que comportent les nécessités de construction , les épaisseurs à laisser aux meneaux et trumeaux.
La fenêtre sera formée de deux parties; celle du bas, sur une hauteur égale aux 2/5 de la hauteur totale, s’ouvre à deux battants; celle du haut est formée, dit le règlement, de panneaux mobiles ouvrant à l’intérieur. Il n’est nullement nécessaire d’ailleurs que chaque panneau mobile soit composé de deux ou trois parties distinctes, manœuvrant indépendamment, comme l’indique la figure qui accompagne cet article du règlement.
Ce serait de la complication absolu ment inutile et le plus souvent fâcheuse. Une fenêtre d’école doit être, avant tout, de construction simple et solide, de manœuvre facile.
On avait proposé de laisser fixe la partie inférieure, la partie supérieure seule ouvrante; ce système est mauvais, car il faut aérer la classe aussi largement que possible ; la fenêtre doit pouvoir s’ouvrir entièrement.
On a encore proposé des fenêtres composées d’une série de petits panneaux mobiles que manœuvre une série de cordons ; ces panneaux oscillent chacun autour d’un axe et ouvrent vers l’intérieur. De
cette façon l’air n’entrait jamais directement dans la pièce, lorsqu’on ouvrait pendant les leçons, et ne venait pas frapper les enfants placés au voisinage; cette série d’auvents arrêtait l’air rentrant horizontalement. En réalité, la fenêtre était convertie en une série de vasistas à bascule. Ce système était beaucoup trop compliqué; il ne parerait d’ailleurs qu’incomplètemont aux courants d’air nuisibles qu’on espérait éviter. L’air coulera toujours en nappe par devant les bords de ces vasistas et surtout par les côtés.
La manœuvre des agrès exigeait une éducation préalable que des marins seuls auraient pu tenter; aussi a-t-on cherché à perfectionner ce système en remplaçant les cordons de tirage par une tringle unique qui passe devant tous les panneaux et s’articule sur le bord supérieur de chacun. C’est la commande usitée aujourd’hui pour les lames de persiennes. Il y a là un progrès;
néanmoins toutes ces articulations sont trop compliquées, trop sujettes à se détraquer ; les baies devant avoir habituellement de très grandes largeurs, il faut diviser la fenêtre en deux ou trois sectionsquiseront garnies chacune d’un système de panneaux à bascule, si l’on ne veut avoir des panneaux beaucoup trop larges, flexibles et par conséquent jouant mal, d’une manœuvre pénible.
Tout ceci est encore de la complication inutile. Le mieux nous paraît être, comme le demande le règlement, d’avoir une bonne fenêtre ordinaire à deux battants, à gonds et paumelles solides et bien ajustés, comme on les fait partout aujourd’hui, et dont tout le monde est satisfait. Les fermetures courantes sont parfaitement applicables puisque la hauteur
ECOLE D'AUBERYILLIERS.