IV. — A'pvè^ la maladie
1. Surveiller très sévèrement et pendant très longtemps le régime de l'enfant. Régler toujours les repas très exactement comme heure et comme composition. Ne rien permettre entre les repas sous aucune forme et sous aucun prétexte.
Maintenir longtemps au lait, aux œufs, purées de viandes, farines alimentaires diverses. N'arriver que plus tard aux aliments ordinaires.
Éviter la diarrhée et la constipation. Assurer une selle régulière quotidienne.
2. A chaque repas, donner une cuillerée à café, à dessert ou à soupe (suivant l'âge) de
Biphosphate de chaux .... 10 gram.
Eau 300 cent, cubes.
3. Deux fois par an, donner à domicile vingt bains tièdes de dix minutes avec 3 à 5 kilogrammes de sel marin et une demi-bouteille à une bouteille d'eauxmères de Salies-de-Béarn : un tous les jours.
?04 GASTROENTÉRITE DES ENFANTS
Tout le reste de Tannée, lavage à Teau froide, très rapide^ sur tout le corps, tous les matins.
Vie extérieure au plein air. Peu de travail intellectuel. Exercices du corps, gymnase, sans surmenage.
4. En été, saison à la mer; séjour prolongé au bord de la mer et deux bains par jour de cinq à dix minutes: ou saison à Salies-de-Béarn, Salins-de-Moutiers, Balaruc ou eaux semblables (traitement purement externe).
GOITRE EXOPHTALMIQUE 205
Goitre exophtalmique
Définition et signes cliniques. — Névrose caractérisée par : goitre, exoplïtalmie, tachycardie, tremblement des doigts ; palpitations, souffles précordiaux et cervicaux ; symptômes névropathiques généraux (psychiques, moteurs, vasomoteurs) .
Éléments étiologiques. — Hérédité névropathique. Tempérament nerveux. Névroses. Causes morales.
1. Hydrothérapie. — Douches à température moyenne (tiède d'abord) et à faible pression (en jet brisé ou en pluie).
2. Électrothérapie. — Courants continus, 5 à 10 milliampères au cou. Plus tard, interruptions, ou môme courants faradiques.
3. Dix jours par mois, prendre, toutes les six heures, une pilule contenant :
Poudre d'ipéca 0,05 centigr.
Poudre de feuilles de digitale . 0,02 —
Extrait d'opium 0,002 milligr.
Les dix jours suivants, prendre, deux fois par jour, au repas, un cachet de glycérophosphate (note de la p. 16) et un verre à liqueur de vin de kola arsénié (note de la p. 15).
Les dix derniers jours de chaque mois, repos thérapeutique complet.
4. Vie au plein air, sans émotions, préoccupations, secousses physiques ou morales.
â06 GOltRE E^Ot^HtALMlQÙË
I^Les traitements par le corps thyroïde (i) et chirurgical ne me paraissent pas encore avoir assez fait leurs preuves pour être indiqués ici],
(1) Le traitement par le corps thyroïde me parait même dangereux dans certains cas à tacliycardie coDsidérable.
fiOÙtTË 20"?
Goutte
Définition. — Maladie chronique générale de la nutrition ne pouvant être caractérisée (pic par l'uricémie et l'ensemble des signes cliniques suivants.
Signes cliniques. — Crise aiguë s'annonçant par des troubles gastriques, puis gonflement du gros orteil avec rougeur; peau luisante, grosses veines; douleur très vive; tièvro. — Envahissement possible d'autres articulations.
Engorgements et déformations polyarticulaires, toplius en divers endroits. — Migraines, épislaxis, hémorroïdes, eczémas, dyspepsies, lithiases, obésité, furoncles, diabète ; artériosclérose, néphrite scléreuse.
Éléments étiologiques. — Hérédité goutteuse ou arthritique. Vie sédentaire, bonne chère (aliments azotés, gibier ; vins flnsj.
/. — Crise articulaire aiguë
1. Séjour au lit dans une chambre bien aérée et niaintenue à une température uniforme.
Toutes les deux heures, jour et nuit sauf sommeil, prendre un bol de lait,
â. Toutes les deux heures, prendre une cuillerée de
Salicylate de soude 2 à 4 gram.
Eau de tilleul 90 cent, cubes.
Sirop de fleurs d'oranger ... 30 — ^^> dans rintervalle, boire comme tisane de l'eau de ^ittel ou d'Évian additionnée de 0,50 centigr. de ben- ^oate de lithine par litre.