Repos absolu au lit
2. Application de ventouses scarifiées des deux côtés de la colonne vertébrale, au niveau de la région atteinte.
Plus tard, appliquer des vésicatoires ; plus tard encore, des pointes de feu (à renouveler tous les huit jours) ou des cautères à la pâte de Vienne.
3. Donner toutes les heures, dans du lait, un paquet contenant :
Calomel 0,05 centigr.
Sucre de lait Q. S.
S'arrêter quand il y a une forte selle et recommencer le lendemain.
4. Application de courants continus (5 à 10 milliampères): un pôle sur la colonne vertébrale, au niveau de
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la région malade ; l'autre promené dans la sphère de distribution des nerfs émanés de cette région.
5. Aux heures où on ne donne pas le calomel, donner, toutes les heures, 0,05 centigr. d'ergot de seigle pulvérisé ou 0,10 centigr. de bromhydrate de quinine.
6. S'il y a des eschares, laver à Teau bouillie boriquée (à 4 p. 100) et panser à la poudre d'iodoforme.
MYÉLITE DIFFUSE CHRONIQUE 271
Myélite diffuse chronique
Définition. — Maladie chronique de la moelle, non systématisée à un appareil médullaire spécial.
Pour les myélites chroniques systématisées, voir les mots: Ataxie locomotrice progressive. Atrophie musculaire progressive.
Éléments étiologiques. — Les mêmes que pour la myélite aiguë (voir ce mot) et en plus: arthritisme, alcoolisme, syphilis, artériosclérose...; surmenage génital.
Signes cliniques. — Les mêmes que pour la myélite aiguë, moins la fièvre et la rachialgie.
1. Appliquer, tous les huit jours, des pointes de feu le long de la colonne, au niveau de la lésion; ou appliquer deux cautères, un de chaque côté de la colonne, au même niveau.
2. Vingt jours par mois, donner, à chaque repas, une cuillerée de
lodure de sodium 5 à 10 gram.
Arséniate de soude 0,05 àO,10centigr.
et les dix autres jours de chaque mois, à chaque repas, une préparation de glycérophosphate (note de la p. 16) et une préparation arséniée de quinquina ou de kola (note de la p. 15).
3. Tous les huit jours, le soir au coucher, prendre Une pilule de 0,15 centigr. d'aloès.
4. Tous les deux jours, appliquer des courants continus moyens (10 milliampères) le long de la colonne
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et sur les membres atteints : vingt minutes de séance avec cinq minutes de repos au milieu.
5. En été, aller faire une saison à Balaruc ou à Lamalou, suivant la prédominance des troubles moteurs ou sensitifs.
Néphrite aiguë
Définition. — Localisation sur le rein de certaines infections aiguës et de certaines intoxications aiguës (grippe, poisons alimentaires, bacille d'Eberth, pneumocoques...).
Autres Éléments étiologiques. — Lithiase urinaire, refroidissement, traumatismes.
Voir les mots : Py élite et Pyélonéphrite suppurées.
Signes cliniques. — Frissons, lièvre ; douleurs lombaires ; urines rares, albumineuses, sanguinolentes. Symptômes d'insufVisancc urinaire (voir : Mal de Bright). Œdèmes, anasanjuc.
1. Régime lacté absolu et exclusif: un bol de lait toutes les deux heures, jour et nuit, sauf sommeil.
Aucun autre aliment ni aucune autre boisson.
2. S'il y a une douleur vive, appliquer deux .ventouses scarifiées de chaque côté de la colonne, à la région lombaire ;
Ou bien appliquer des pointes de feu superficielles (qu'on pourra répéter) sur la même région.
3. Prendre, le matin, une cuillerée d'eau-de-vie allemande dans deux cuillerées de sirop de nerprun.
Renouveler le lendemain ou le surlendemain s'il y a lieu.
4. Inhalations d'oxygène, toutes les heures environ: 10 litres par vingt-quatre heures.
5. Plus lard, donner quatre à cinq pilules par jour, contenant chacune :
Tanin 0,25 centigr.
Pour une pilule. — N° 20.
Grasset; Consultations, 5"" édit. IH
6. Analyser Turine tous les jours et doser Talbumine et Turée éliminées dans les vingt-quatre heures.
7. Plus tard, quand on arrivera au régime mixte, rester longtemps au régime lacté.
[S'il survient de Turémie ou si la maladie passe à Tétat chronique, voir le mot: Mal de Brighi],
Définition. — Névrose générale caractérisée par les Signes cliniques suivants : lassitude le matin au réveil, céphalée en casque, rachialgie, douleurs erraticjues; impressionnabilité, émotivité, phobies diverses; aboulie; tics psychiques; dyspepsie alonique, entéroptose, gastrectasie, constipation ; amnésie, faiblesse générale, impuissance au travail; palpitations, troubles vasomoteurs.
Éléments étiologiques. — Surmenage (cerveau ou moelle) : travaux intellectuels, préoccupations professionnelles, peines morales, excès physiques, excès génitaux... Hérédité névropathique; arthritisme personnel ou héréditaire. Infections, intoxications, traumatismes.
/. — Forme légère
1. Manger le plus et le mieux possible tout ce que Testomac digérera.
Pas de travail intellectuel, ni surtout de préoccupation morale.
Vie au plein air; exercices du corps, sans fatigue ni surmenage.
2. Tous les matins, douche froide, de 20 à 30 secondes, en jet sur tout le corps, sauf la tète, suivie d'une friction sèche et d'une promenade.
A défaut d'installation suffisante, faire, tous les matins, une immersion rapide (entrer et sortir) et totale (jusqu'au cou) dans une baignoire d'eau froide, suivie comme la douche.
Le soir, avant dîner, massage méthodique de tout le corps.
3. Alterner, mois par mois, les deux traitements suivants (20 jours de traitement et 10 jours de repos tous les moisi:
a, A chaque repas, prendre une préparation arséniée de quinquina ou de kola (note de la p. 15) et un cachet de glycérophosphate (note de la p. 16).
b, A chaque repas, prendre un cachet contenant: Fer réduit 0,10 centigr.
Pour un cachet. — N" 40.
et une cuillerée de
Eau bouillie 300 cent, cubes.
Acide chlorhydrique 1 gram.
ou un verre à Bordeaux de
Acide chlorhydrique 2 gram. 50.
Sirop de limons 100 —
Eau bouillie Q. S. pour 1 litre.
\. Au printemps et à Tautomne, aller, si possible, faire une cure de six semaines dans un établissement spécial d'hydrothérapie, comme Brioude, Champel, Divonne, Lafoux ou Saint-Didier.
En été, aller faire une saison minérale à Lamalou, Bigorre, Néris ou Ragatz...
//. — Forme grave
1. Extraire le malade de son milieu ordinaire, familial et social; l'isoler dans un établissement spécial de neurothérapie, sans famille, avec un ou deux gardesmalades intelligents et sous la direction constante et assidue du médecin-directeur.