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PARALYSIE ATROPHIQUE DE L* EN FANGE

4. En été, saison à Balaruc, Saiies-de-Béarn, Salinsde-Moutiers...

Au printemps et à l'automne, donner vingt bains tièdes de dix minutes , avec 5 kilogr. de sel marin et une bouteille d'eaux-mères de Salies-de-Béarn.

5. Remplacer les muscles atropbiés par des appareils orthopédiques appropriés.

Paralysie générale

Dcftnition. — Maladie clironi(nie et progressive des centres nerveux et de leurs enveloppes (méningoencéphalitc diffuse progressive) résultant en général de la collaboration de plusieurs Éléments ctiologiques, en tète desquels il faut placer : la sypliilis, l'hérédité névropalhi(iue, le surmenage cérébral et l'alcoolisme.

Signes cliniques. — Changement de caractère, amnésie, diminution inconsciente de l'aptitude au travail et de la (juanlilé intellectuelle ; tremblements de la langue, troubles de la parole, contractions faciales en parlant; maladresse et Iremi)lements dans les membres ; ditliculté pour écrire, exagéralion des rétlexes rotuliens ; inégalité pupillaire ; vertiges. — Troubles psychicpies (optimisme, grandeur; émotivité; affaiblissement progressif; démence).— Troubles somaliques (affaiblissement moteur progressif). — Attaques apoplectiformes ou épileptiformes. — Rémissions.

l. Suspendre toute espèce de travail intellectuel. — Installer le malade à la campagne, hors de toute agitalion ou excitation pliysi([ue ou morale, sous une surveillance intelligente et très assidue.

Aucun excès. .Ni tabac ni alcool.

Si les perturbations mentales sont complètes et font naître des impulsions dangereuses et si Tisolement particulier à la campagne n'est pas réalisable, interner le malade dans un asile.

Eviter les climats à températures extrêmes ou à trop brusques variations.

it. Vingt jours par mois, prendre, à chaque repas, une cuillerée de la solution suivante :

Eau bouillie 300 cent, cubes.

lodure de sodium 5 à 10 gram.

Arséniate de soude 0,05àO,10centigr.

et, les dix autres jours de chaque mois, prendre, trois fois par jour, aux repas, un paquet de 0,10 centigr. de seigle ergoté fraîchement pulvérisé ; Ou bien:

2 bis. Prendre alternativement, vingt jours par vingt jours, la solution iodoarséniée ci-dessus et un cacheta chaque repas de glycérophosphate (note de la p. 16).

3. Tous les huit jours, le soir, au coucher, prendre une pilule de 0,10 à 0,15 centigr. d'aloès.

4. Appliquer des pointes de feu, tous les huit jours, le long de la colonne ou un cautère de chaque côté de la ligne médiane à la nuque.

5. Deux fois par an, au printemps et à l'automne, prendre vingt-cinq bouteilles d'eau de Balaruc; une tous les matins, par demi-verre, de demi-heure en demi-heure. Interrompre, s'il y avait de la diarrhée persistante.

6. Friction sèche tous les matins, à la brosse,, sur tout le corps sauf la tète.

7. En cas de poussée aiguë ou subaiguë, appliquer des sinapismes aux membres inférieurs ou envelopper les jambes avec de grands cataplasmes sinapisés (moitié farine de lin, moitié moutarde), administrer un purgatif (0,60 centigr. à 1 gram. de calomel), et, s'il y a lieu, appliquer des sangsues derrière les oreilles, une après l'autre, à chaque apophyse mastoïde.

Si cette poussée aiguë persiste, ajouter 0,60 à 0,80 centigr. de bromhydrate de quinine (en 3 ou 4 cachets

Grasset; Consultations, S""" édit. 19

de 0,201 ceûtigr.) par jour et dix à douz^ ^ovttes de teinture de digitale, en trois fois éans la journée.

8. S'il y a de la syphilis (démontrée, jMrobable ou seulement possible), faire, deux fois par aa, le traitement spécifique, deux mois- chaque fois : dix jours sur vingt de friction mercu-rielle, à trois reprises; soixante jours d'iodure de potassium, à la dose q«otidienne croissante de 2, 4, 6 et 8 grammes.

Aller faire une saison à Auhis en été, tant que la maladie n'est pas trop avancée.

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