IV. — Convalescence et suites
Signes cliniques. — Anémie ;• troubles dyspeptiques, parfois tenaces (gastriques ou intestinaux); neurasthénie; paralysies poslinfoctieuses.
Surveiller le régime de très près et pendant très longtemps; lait exclusif pendant longtemps; puis œufs, viandes blanches, etc.
S'il y a une constipation trop opiniâtre, donner un lavement ou mettre un suppositoire à la glycérine.
Si la dyspepsie persiste ou reparaît, donner longtemps, à chaque repas, un cachet contenant :
Benzonaphtol ) éa 0 50 cenli-r
Benzoate de bismuth ) ' ^ *
et, suivant le cas (douleur ou atonie), une cuillerée de Eau chloroformée saturée. . . . 150 cent, cubes.
Eau de tilleul 100 —
Sirop de fleurs d'oranger. ... 50 —
ou une cuillerée à café de
Sulfate de strychnine 0,05 centigr.
Eau 100 cent.cubes.
S'il y a de la neurasthénie postcholérique, hydrothérapie: d'abord lotions froides, tous les matins, à l'éponge, sur tout le corps sauf la tête, suivies d'une friction sèche et d'une promenade.
Plus tard, douche froide, quotidienne, de 20 à 30 secondes, en jet brisé, sur tout le corps sauf la tête, suivie comme la lotion.
F. — Précautions générales à prendre autour du
malade
Surveiller beaucoup le régime, ne boire que de l'eau filtrée ou récemment bouillie. Éviter les refroidissements et le surmenage. Traiter immédiatement la diarrhée.
Grasset; ConsultaUons, 5"* édit. '^
>"e pas prendre de purgation, sauf en cas d'absolue nécessité; le vomitif n"a pas les mômes inconvénients, s'il est d'autre part indiqué.
Isoler le malade et prendre en même temps toutes les mesures générales de désinfection (voir ce mot) pour les déjections, les linges, les personnes et les locaux.
Comme boisson babituelle, entre les repas, en temps d'épidémie, je recommande la mixture suivante:
Acide lactique.. U) gram.
Sirop de coings ItiO cent, cubes.
On met dans un verre d'eau bouillie ou filtrée deux cuillerées à café de ce mélange et une ou deux cuillerées à café de rhum. — On y ajouterait même quatre â six gouttes de laudanum, s'il y avait déjà de U diarrhée.
Comme provision, à la campagne notamment, il faut avoir un llacon d'acide lactique, et alors on prépare extemporanément la mixture suivante:
Pour un litre d'eau, iOgram.oudeux cuillerées à café d'acide lactique, 40 gram. ou deux verres à liqueur di rhum, iOO gram. ou cinq cuillerées de sirop de coingBi
On ajoute à ce litre de limonade lactique vingt à qi rante gouttes de laudanum s'il s'agit d'un adulte malai et non plus seulement d'une boisson hygiénique (1).
(I) Le Formulaire moderne contient (|). 90), sous ni' une Formuli; contre le choléra dans laquelle li^'ure riodoforn J'fti dû commellre celti? prescriptian, puisque le D' Vaucaire n ^
l'attribue, mais je laliandnnne cnlièremeut:nodoforme est, pout le tube diyeslir, un mauvais auli'^piiliiiae cl un oalmanl infidèle-
GHORÉE 99
Chorée de Sydenham (danse de Saint-Guy)
Définition. — Névrose spéciale d'évolution, caractérisée par l'instabilité au repos, d'origine souvent infectieuse, sui- terrain arthritique.
Éléments étiologiques. — Hérédité névropathique et arthritique ; croissance et évolution ; maladies infectieuses et spécialement rhumatisme articulaire aigu. — Grossesse.
Signes cliniques, — Instabilité, difficulté de garder le repos et de fixer l'attention; mouvements involontaires au repos ou à roccasion des mouvements, dans un ou plusieurs des membres, dans la face, les yeux, la tète ; paralysies ; troubles psychiques (caractère).
/. — Chorée avec anâmie
Signes cliniques. — Symptômes de la chorée (voir ci-d(»ssus) joints à ceux de l'anémie. (Voir ce mot).
i. Trois fois par jour, un quart d'heure avant le repas, prendre un cachet contenant :
Antipyrine ) .
Bicarbonate de soude. . ) *^ «,50 centigr, à 1 gram.
saivant Tâge.
Pour un cachet. — N* 30.
ou, si l'enfant ne sait pas avaler les cachets, une à trois cuillerées de
Antipyrine 10 à 20 gram.
Sirop de fleurs d'oranger. . . iCK) cent, cubes.
Eau de tilleul 200 —
Continuer cela dix jours.
1 bis. On peut remplacer Tantipyrine par la salipyrine, également par cachets de 0,50 centigr.
2. En même temps, faire tous les matins une immersion rapide (entrer et sortir) et totale (jusqu'au cou) dans une baignoire d'eau froide, suivie d'une friclioD sèche et d'une promenade ou d'un séjour au lit de trois quarts d'heure.
3. A chaque repas, prendre un cachet contenant : Fer réduit 0,10 centigr.
immédiatement suivi d'une cuillerée de
Eau 300 cent, cubes.
Acide chlorhydrique 1 gram.
ou d'un verre à Bordeaux de
Acide chlorhydrique 2 gram. 50
Sirop de limons 100 gram.
Eau Q. S. pour 1 litre.
ou:
3 bis. Prendre à chaque repas un cachet contenant :
Protoxalate de Ter 0,20 centigr.
4. Aller ensuite faire une cure de six semaines dans un établissement spécial d'hydrothérapie, comme Lafoux ou Saint-Didier (au printemps ou à l'automne), Brioude, Champel ou Divonne (en été).
5. Manger le plus et le mieux possible tout ce que l'estomac digérera.
Vie au plein air, à la campagne. Pas ou très peu de travail intellectuel.
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