Exemple de régime (A. Robin
Premier déjeuner (7 à 8 heures malin). — l'n œuf à la coque {ou 2) avec une lasse de thé ltb& chaud el très léger et un petit morceau de pain grillé, — ou une lasse de bouillon de bœuf hien dégraissé, avec un œuf poché ou des piles alimentaires, du tapioca.... et un peu de pain grillé.
Second déjeuner (midi) el dîner (7 à 8 Jieures soir). — Potage (bouillon de bœuf on de poulet avec beaucoup de légumes et des os), — deux ceufs brouillés ou à la coque, ^ merlan frit (dont on ûlera la peauj.
barbue, turbot ou brochet au court-bouillon, sauce à la crème ou au jaune d'œuf, un filet de jus de citron et un peu de sel, — filet rôti, côtelette de mouton ou chateaubriand sur le gril, gigot, poulet, faisan frais, perdreau frais rôti à la broche, jambon d'York ou de Mayence, ris de veau, cervelle bouillie, bœuf bouilli, quenelles de poulet, — purée de pommes de terre ou pommes de terre cuites sous la cendre, écrasées avec un peu de sel et de beurre; purée de chouxfleurs, de pois, de lentilles, de haricots rouges, de julienne, de carottes, de céleri, d artichauts; épinards, salades cuites, salsifis, — entremets faits avec des œufs et de la crème, — fromages blanc, à la crème, maigre et frais ; fruits cuits, compotes, marmelades, confitures.
Boisson: vins blancs ou rouges, vieux, dépouillés, non acides, coupés d'eau de Fougues, Bussang, Condillac, Soultzmatt ou d'une des sources faibles de Vais.
2. Prendre, une demi-heure avant chaque repas ou une heure après, trois à cinq gouttes d'acide chlorhydrique officinal ou un verre à Bordeaux de
Acide chlorh. officinal. 0,50 centigr. àlgram. 50.
Sirop de limons 50 gram.
Eau bouillie 1/2 litre.
ou, à chacun des trois repas, 30 à 150 cent, cubes de gastérine de Frémont (suc gastrique de chien à estomac isolé) dans du vin, de la bière ou du bouillon.
3. Prendre, à chaque repas, une cuillerée à café (jusqu'à 5 par jour) de
Sulfate de strychnine 0,02 centigr.
Eau bouillie 100 cent, cubes.
Ib8 DYSPEPSIES
OU, le matin, au réveil, un verre à Bordeaux de macération de quassia-amarsl (2 gram. de copeaux dans un graiid verre d'eau, toute la nuit).
4. Électrothérapie (un pôle au bas de la colonne vertébrale, Taùtre sur l'estomac : 5 à lOmilliampères : une séance tous les 2 jours) et massage (tous les jours). Hydrothérapie : douche froide de 20 secondes tous les deux jours.
Saison à Vichy, Vais... Royat. — Bains de mer ou eaux chlorurées sodiques chaudes (Salies-de-Béarn, Biarritz, Briscous, Salins-de-Moutiers, de Jura...).
F. — Dyspepsies par perversion des fermen talions
gastriques
Ùé/initkm et caractères cliniques. — Syndrome dyspeptique earaeténsê par d anormales fermenlatkms gastriques, se manifestant |>ar la flatuleuee et la putridité: appétit rapidement satisfait, — ApDi^s le repas, loiipieur, fatigue, impuissance inteUevtuelle et niusi*ulaîre, somnolence avec insomnie nocturne; : sensation de plénitude gastrique (obtigation de desserrer les vêtements^ Crises de fialulence axée régurgitations ,mér}cisttie , bruit de gouglou rythmé par La respiration, nausées et \ouùssemeuUk p\ rosis, metêorisme, — Alternatives de diarrtiée et de constipation, bort)or\gmes> tympanisme, gaz plus ou moins fétides — mauvaise oîieur de Thaleine. langue saburrale — cla^H>tage gastrique — tbie gros...
Biimenis (fHif^iiiMs. — Mauvaise alimentafeioa, mastication ittsuttisantev troubles de la r^sorptiou et de Ui motricité stomacaleS' ^sfcau^ gastrique , apport couisidérable de microorgauis?meîv
K Hé^ime.— ,Vlb^rt Kobiu iuterdit: tous les aliments hydrocîirbottés (fiAriueux. técoleatts. pdÉes. pâtisseries, satttces> stitcn»,v,\siuflop^a eu petite quatatité : choux.
DYSP^EPSIES 159
navets, raves, betteraves, cardons; crudités (radis, salades, hors-d'œuvre...), acides (vinaigre), charcuterie (viandes salées, fumées, conservées, marinées, sauf le maigre de jambon), gibier, coquillages (saufhuîtres), crustacés, corps gras (beurre cuit, graisses, fritures), fromages et aliments en fermentation, fruits crus..., — vins, bière, cidre, boissons gazeuses, liqueurs.. ., lait (sauf le lait stérilisé).
Boire deTeau pure ou additionnée de 3 à 6 gram. de bicarbonate de soude par litre.
^ 2. Prendre, à la fin de chaque repas, un des paquets
suivants :
Carbonate de chaux précipité. 0,50 centigr.
Magnésie calcinée 0,35 —
Bicarbonate de soude 0,35 —
Poilr un paquet. — N" 20.
ou un verre à Bordeaux de limonade chlorhydrique à i p. 1000; Ou lin de^ cachets suivants :
Naphtol 0,20 centigr.
Benzonaphtol 0,30 —
Pour un cachet. — x\° 20.
3. Lavage de Testomac, 1 à 3 fois par semaine, s'il yaptitrldité, avec de Teau bouillie, additionnée d'une cuillerée à café de bicarbonate de soude par litre.
Purgatif tous les 8 ou 15 jours ; vomitif (1 gram. 20 d'ipéca en trois paquets: de 5 en 5 minutes) dans les crises de putridité plus grande.
4. Traitement de la dyspepsie initiale dont le syndrome putride est là conséquence ou une complication.
[Tous ces traitements, quels qu'ils soient, doivent être continués fort longtemps et n'ôtre modifiés, suspendus ou interrompus que sur ordre médical].
Eczéma
Eléments étiologiques. — Hérédité, lymphatisme, arlhritisme, î^outte, névropathie, autointoxications ; irritation locale ou d'origine réflexe, parasitisme (?)
Signes cliniques. — Dermatite aiguë ou chronique, prurigineuse, localisée ou plus ou moins généralisée, caractérisée : dans les formes aiguës, par de la rougeur, du suintement, des croûtes plus ou moins épaisses ; dans les formes chroniques, par l'épaississement et la lichénification des téguments ; dans les formes séborrhéiques, par des placards figurés, des croûtes graisseuses, du pityriasis, etc.
/. — Eczéma aigu
1. S'abstenir de tout traitement actif, aussi bien au point de vue général que local.
Se tenir à la diète ou à une demi-diète, suivant qu'il y a ou non des symptômes généraux : régime lacté de
préférence.