PRÉFACE VII
Enfin, mon collègue Vedel a complété lesSignes cliniques des maladies des Séreuses (méninges, péritoine, plèvre).
Toutes ces additions auraient démesurément accru le volume. J'ai dû alors supprimer les ^ègles sommaires pour r examen des malades et les Principes de déontologie^ qui ne pouvaient être considérés évidemment que comme des annexes aux «Consultations médicales». J'ai seulement complété le préambule de chaque consullalion (Définition, Signes cliniques, Éléments- étiologiques).
Une dernière remarque: Comme dans les précédentes éditions, le véhicule des solutions est toujours exprimé en volume (centimètres cubes); le praticien n'a donc pas à s'occuper de la densité des diverses solutions. Sauf avis contraire, le verre à liqueur vaut 20 cent, cubes, la cuillerée à soupe 15 cent, cubes, la cuillerée à dessert 10 cent, cubes et la cuillerée à café 5 cent, cubes.
Montpellier, le 20 août 1901.
Adénopathies bronchiques
Définition et éléments étiologiques. — Maladie caractérisée par la localisation sur les ganglions trachéobronchiques de diverses infections, aiguës ou chroniques : la coqueluche et la tuberculose surtout (lymphatisme et scrofule , mais aussi la rougeole, la tièvre typhoïde, la grippe. — Il faut aussi comprendre le cancer et la leucémie dans les éléments étiologiques
Signes cliniques. — Toux fréquente, souvent quinteuse et coqueluchoïde ; dyspnée. - Matité interscapulaire ; respiration rude et retentissement vocal ; parfois inégalité respiratoire entre les deux côtés.
1. Le matin à 8 heures et le soir à 4 heures, prendre, dans du lait, une cuillerée à soupe (1) de
lodure de sodium 10 gram.
Bromure de sodium 20 —
Chlorure de sodium 40 —
Eau Q. S. pour 300 cent, cubes.
(1) Sauf avis contraire, toutes les doses indiquées sont pour Vadulte.
Grasset ; Consultations, S»* édit. i
2 ADÉNOPATHIF.S BRONCHIQUES
OU, deux fois par jour, une cuillerée à soupe lip sirop iodotaniqoe (1) ou de sirop de raifort iodé (2).
2. Entre les repas, prendre 3 à 5 cuillerées (par 24 heures) de
Teinture d'aconit Cent goutles
Eau de laurier-cerise 100 graïu.
Sirop de Tolu Q. S. pour un demi-lilre.
3. Appliquer, tous les huit jours, des pointes de feu superficielles dans les gouttières interscapulaires.
4. Alimentation mixle, mais tonique: viandes grillées, rôties, crues; poisson, œufs, légumes verts cuits; peu de féculents.
Boire, le matin à jeun, une tasse de décoction de céréales (3) coupée avec du lait; ou mieux, boire cette décoction à table comme boisson ordinaire.
5. En été, aller faire une saison h Challes, La Bourboule ou Uriage et faire un long séjour en montagne.
7. En hiver, joindre de l'huile de foie de morue, pure ou en émulsion (4): une à trois cuillerées à clia-
(1) Le sirop iodoLaniiguc contienL 2 gram. d'iode et S grain, de tanin par lilre,
(2) Le sirop de raifort iodé contient 1 gram, d'iode par litre.
(3) Fonnule de Springer pour la décoction de céréales ; Hetlredans 4 litres d'eau ! cuillerées à soupe de chacune de ces
substances : blé, oi^e, avoine, seigle, mais, son ; faire bouillir pendant 3 heures, en ajoutant de l'eau, si nécessaii'e, pour avoir en définitive uu lilre de décoction. Laisser refroidir, puis passer à travers un tamis Hn.
(4) Formule de fémulsion crémeuse (Gay) :
Huile de foie de morue SOO gram.
Sucre tamisé lin 190 —
Gomme arabique pulvérisée H —
Gomme adragante pulvérisée 5 —
Infusion de café 200 —
Rlium ou kirscli luo —
ADÉNOPATHIES BRONCHIQUES 3
que repas et faire un long séjour au bord de la mer, en
prenant des bains de mer chauds.
Sinon, prendre, à l'automne et au printemps, 25 à
30 bains tièdes de 10 minutes, additionnés de 5 à
10 kilogr. de sel marin et d'une bouteille ou deux
d'eaux-mères de Salies de-Béarn ou d'un rouleau de
sels des Salins du Midi.