Prendre la température toutes les trois heures
S'assurer souvent, avec la main, de la température des extrémités, et reprendre le traitement II (notamment les frictions) au moindre signe de retour offensif du mal.
I\\ — Convalescence et suites
Signes cliniques. — Anémie ;• troubles dyspeptiques, parfois tenaces (gastriques ou intestinaux): neurasthénie: paralysies poslinfectieuses.
Surveiller le réi^ime de très près et pendant très «ngtemps; lait exclusif pendant longtemps; puis viandes blanches, etc.
S'il y a une conslipalion trop opiniâtre, donner un "^lavement ou mettre un suppositoire à Ja glycérine. Si la dyspepsie persiste ou reparaît, donner longtemps, à chaque repas, un cachet contenant :
Benzonaphtol i - „ . ,
„ ,11.. .1 aa 0,oO cen itjr.
Benzoale de bismuth ) =
suivant le cas {douleur ou atonlej, une cuillerée de Eau chloroformée saturée.. . . iSO cent. cubes.
Eau de tilleul . 100 —
Sirop (le Heurs d'oranger. . . . riU —
1 une cuillerée à café de
Sulfate de strychnine 0,03 centigr.
Eau lOOcent.cubes.
S'il y a de la neurasthénie postcholérique, hydrothérapie: d'abord lotions froides, tous les malins, à i^éponge. sur tout le corps sauf la tête, suivies d'une riction sèche et d'une promenade.
Plus tard, douche froide, quotidienne, de 20 à 30 secondes, en jet brisé, sur loul le corps sauf la tête, Buivie commn la lolion.
Précftu lions gènéniles h •pvndre i malade
ilour du
Surveiller beaucoup le régime, ne boire que de l'eau lltrée ou récemment houillie. Éviter les refroidisse- Jaeats et le surmenage. Traiter immédiatement la ^iarrhée.
Grasset; Consultationn, S" édil. '
Ne pas prendre de purgation, sauf en cas d'absolue nécessité; le vomitif n'a pas les mêmes inconvénients, s'il est d'autre part indiqué.
Isoler le malade et prendre en même temps toutes les mesures générales de désinfection (voir ce mot) pour les déjections, les linges, les personnes et les locaux.
Comme boisson habituelle, entre les repas, en temps d'épidémie, je recommande la mixture suivante:
Acide lactique 10 gram.
Sirop de coings iOO cent, cubes.
On met dans un verre d'eau bouillie ou filtrée deux cuillerées à café de ce mélange et une ou deux cuillerées à café de rhum. — On y ajouterait même quatre à six gouttes de laudanum, s'il y avait déjà de la diarrhée.
Comme provision, à la campagne notamment, il faut avoir un flacon d'acide lactique, et alors on prépare extemporanément la mixture suivante :
Pour un litre d'eau, 10 gram. ou deux cuillerées à café d'acide lactique, 40 gram. ou deux verres à liqueur de rhum, 100 gram. ou cinq cuillerées de sirop de coings.
On ajoute à ce litre de limonade lactique vingt à quarante gouttes de laudanum s'il s'agit d'un adulte malade et non plus seulement d'une boisson hygiénique (1).
{]) Le Formulaire moderne coniicni (p. 90), sous mon nom, une formule contre le choléra dans laquelle ligure riodoforme. J'ai dû commettre cette prescription, puisque le D' Vaucaire me l'attribue, mais je l'abandonne entièrement iTiodoforme est, pour le tube digestif, un mauvais antiseptique et un calmant infidèle.
GHORÉE 99
Chorée de Sydenham (danse de Saint-Guy)
Définition. — Névrose spéciale d'évolution, caractérisée par l'instabilité au repos, d'origine souvent infectieuse, sur terrain arthritique.
Éléments étiologiques, — Hérédité névropathique et arthritique ; croissance et évolution ; maladies infectieuses et spécialement rhumatisme articulaire aigu. — Grossesse.
Signes cliniques, — Instabilité, difficulté de garder le repos et de lixer l'attention; mouvements involontaires au repos ou à l'occasion des mouvements, dans un ou plusieurs des membres, dans la face, les yeux, la tète ; paralysies ; troubles psychiques (caractère).
/. — Chorée avec anémie
Signes cliniques. — Symptômes de la chorée (voir ci-dessus) joints à ceux de l'anémie. (Voir ce mot).
i. Trois fois par jour, un quart d'heure avant le repas, prendre un cachet contenant :
Antipyrine ) .
Bicarbonate de soude. J ^ ^>^^ ^^^*^^^' ^ ^ ^^^"^• suivant l'âge.
Pour un cachet. — N® 30.
ou, si Tenfant ne sait pas avaler les cachets, une à trois cuillerées de
Antipyrine 10 à 20 gram.
Sirop de fleurs d'oranger. . . 100 cent, cubes*
Eau de tilleul 200 —
Continuer cela dix jours.
1 bis. On peut remplacer Tantipyrine par la salipyrine, également par cachets de 0,50 centigr.
2. En même temps, faire tous les matins une immersion rapide (entrer et sortir) et totale (jusqu'au cou) dans une baignoire d'eau froide, suivie d'une frictioD sèche et d'une promenade ou d'un séjour au lit de trois quarts d'heure.
3. A chaque repas, prendre un cachet contenant : Fer réduit 0,10 centigr.
Pour un cachet. — N*» 40.
immédiatement suivi d'une cuillerée de
Acide chlorhydrique i gram.
ou d'un verre à Bordeaux de
Acide chlorhydrique 2 gram. 50
Sirop de limons 100 gram.
Eau Q. S. pour i litre.
ou:
3 fns. Prendre à cha(iue repas un cachet contenant :
Protoxalate de Ter 0,20 centigr.
4. Aller ensuite faire une cure de six semaines dans un établissement spécial d'hydrothérapie, comme Lafoux ou Saint-Didier (au printemps ou à l'automne), Brioude, Champel ou Divonne (en été).
5. Manger le plus et le mieux possible tout ce que l'estomac digérera.
Vie au plein air, à la campagne. Pas ou très peu de travail intellectuel.
//. — Chorée sur fond arthritique (héréditaire ou
personnel)
Signes cliniques. — Syniplômes de la chorée (voir ci-dessus) joints à ceux de rarthritisme. (Voir ce mot).