Assurer une selle quotidienne (lavement à Teau bouillie
6. Exercice, vie au plein air; tub quotidien (s'il n'est pas contre-indiqué d'autre part).
7. Tous les mois, faire le chimisme stomacal (acidité); tous les 15 jours, déterminer la rapidité des digestions et le volume de l'estomac.
///. — Dyspepsie hyperslhénique permanente
Définition et signes cliniques. — Dyspepsie acide, liyperclilorhydrique (fçastrosucorrhée, maladie de Reichmann), caractérisée par du pyrosis, une douleur stomacale se développant 2 ou 3 heures après le repas (pris cependant de bon appétit), souvent éructations, vomissements ou régurjçitations très acides brûlant le gosier ; salivation incessante. — Estomac sensible
à la pression, distendu (dilaté), souvent avec spasme du pylore et agitation péristaltique de l'estomac, t- Fpjp ^ugn|enté de volume, sensible et parfois douloureux à la percussion. — Constipation (coprostase au niveau du caecum et de i'S iliaque). — Amaigrissement et dépression des forces. — Hyperchlorhydrie ou chimisme. — Troubles de nutrition générale. Eléments étiologiques. — Alcoolisme, boissons de mauvaise qualité, aliments grossiers ou trop recherchés, trop excitants, pris trop vite ou à des heures irrégulières ou en trop grande (juantité ; sédentarité, surmenage physique ou moral. — Nervosisme ac(iuis ou héréditaire, arthritisme, chlorose, tuberculose...
1. Traitement des crises. Comme A de IL — En dehors des crises :
2. Régime et hygiène. Comme II. B. 2. 3. 5. et 6. — Voici, d'après Albert Robin, les aliments et les boissons interdits: charcuterie, gibier faisandé, viandes piquées ou marinées, pâtés, salaisons, hors-d'qpuvre, toutes les sauces ; beurre cuit, toutes les graisses, fritures, pâtisseries, fromages; chocolat (pas poudres de cacao débarrassées du beurre de cacao) ; tous les condiments, poivre, moutarde, cornichons...., acides, vinaigre (pas jus de citron) ; toutes les crudités, légumes, salades et fruits; poissons gras, cri^stacés, truffes et champignons; entremets et glaces; — vins, boissons alcooliques, café fort; vin de Champagne, eaux gazeuses, boissons glacées....
(Ceci doit être considéré comme un maximum de proscription. Le plus souvent on peut être plus large).
3. Prendre, à chaque repas, une pilule contenapt: Extrait gras de cannabis 0,01 centigr.
Pour une pilule. — N* 10.
DYSPPPSIBS 155
OU une cuillerée à soupe de
Bromure de strontium pijr . . 20 çrapi.
Eau bouillie 300 cent, cubes.
ou, 5 à 10 minutes avant chaque repas, un paquet contenant :
Bicarbonate de soude . . 1 gram.
Chlorhydr. de morphine.. 0,002 à 0,005 milligr.
Pour un paquet. — N° 10.
ou cinq gouttes de la mixti^re suivante (Robip) :
Picrotoxine 0,05 centigr.
Alcool Q. S. pour dissoudre.
Chlorhydr. de morphine 0,05 centigr.
Sulfate neutre d'atropine .... 0,01 —
Ergotine Bonjeau i gram.
Eau dist. de laurier-cerise 12 —
4. Prendre, au milieu de chaque repas, un des cachets suivants :
Pepsine à titre 50. . . , 0,50 centigr. à 1 gram.
Maltine 0,10 —
Pour un cachet. — N^ 10.
ou 0,20 à 0,30 centigr. de pçmcréatine, en pilules kératinisées.
5. Deux à trois heures après chaque repas, prendre un des paquets alcalins ci-dessus (II. A. 2.).
6. Plus tard, une des préparatio^s de glycérophosphate de chaux ou de soude, éupncée plus haut (p. 16).
7. En été, cure à Vichy, Royat ou Alet (ou à u^e station indiquée par l'élément étiologique).
8. A la période cachectique de la dyspepsie hypersthénique permanente avec sténose pylorique, régime lacté absolu et exclusif ; et, si tout échoue, intervention chirurgicale.