‹ Contagions Tuberculeuses Évitables Chez Les NourrissonsChapitre 17 sur 36 · PARENTS OU AMIS ÉLOIGNÉS · texte numérisé non relu

PARENTS OU AMIS ÉLOIGNÉS

Voici quelques observations où le contage s’est fait par des parents ou amis ne vivant pas sous le même toit que l'enfant.

R. André, 3 mois 1/2, fait à Hérold PRICES séjours parce qu'il tousse.

Au cours de son hospitalisation, on assiste au virage de sa cuti qui devient positive tandis qu’apparaît une image hilaire.

A sa sortie, l’assistante sociale obtient le départ de l’enfant à la campagne, chez un de ses oncles qui habite près de Rennes. |

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Par les soins du service social, il est d’ailleurs signalé au dispensaire de Rennes.

Le contact ici, a été minime : Pendant les huit premiers jours de sa vie seulement, l’enfant a été en contact avec le grand-père, tuberculeux, et décédé alors que son petit-fils avait trois semaines.

Les parents, qui s'étaient occupés du placement du grand père, avaient pourtant fait le nécessaire le plus vite possible. Maïs ce contact, si minime, a pourtant été suffisant.

M. Georges, 15 mois 1/2, présente de la fatigue avec amaigrissement et température.

Sur le conseil d’une infirmière du bureau d'hygiène, la mère conduit l’enfant au dispensaire antituberculeux de la rue Monge.

On fait une radiographie et l’on conclue que l’enfant est à surveiller. É |

C’est alors qu’il entre à Hérold où, avec une cuti positive, on découvre un foyer de primo-infection.

L'enfant doit partir pour Brévannes, mais les parents

estiment que l’enfant ne court aucun danger près d’eux, le reprennent au dixième jour de son hospitalisation et refusent de l’envoyer à Brévannes.

Cet enfant a été en contact avec un oncle, frère du père, mort quelque temps auparavant de tuberculose pulmonaire et qui le voyait parfois.

L’assistante sociale insiste pour que les parents soient examinés. Ils refusent l’examen, n’admettent pas le contact avec l’encle et accusent une petite voisine de onze ans qui toussait quelquefois et qui a, maintenant, déménagé.

L'on ne saurait expliquer cette attitude que par la volonté de nier ou de cacher une tuberculose familiale « maladie honteuse ».

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B. Suzanne, 4 mois.

Cette enfant est envoyée à la consultation de l’hôpital Hérold par le médecin traitant parce qu’elle tousse et qu'elle a une cuti positive.

On retrouve le contact. Il s’agit du frère de la mère qui a été traité dans l’enfance à Berck pour une adénopathie cervicale tuberculeuse et qui, ensuite, a fait une pleurésie. Mais on l’estimait guéri et les parents, sans crainte, le laissaient s’occuper de l’enfant.

F. André, 14 mois, meurt dans le service de méningite tuberculeuse.

A sa naissance, il avait reçu du B. C. G. et les parents l’estimaient donc absolument en dehors de toute atteinte tuberculeuse.

Mais l’enfant était en contact régulier avec le grand père, toussant et crachant, chez lequel on a trouvé des bacilles dans les crachats et qui, tous les jours, venait régulièrement voir l’enfant.

D'ailleurs, le grand père à été hospitalisé à Tenon six semaines après l’entrée du petit-fils à Hérold, et y est mort peu de temps après.

Après la mort du petit André, Mile Chaumier s’occupe de la petite sœur âgée de 7 ans, qui présente une cuti positive et chez laquelle l’examen radiologique décèle une petite ombre droite.

Cette enfant a été également en contact avec le grand père, bien que ce contact ait été moins intime. (Le grandpère s’en occupait moins, Car elle était l’aînée). La petite fille est placée en préventorium à Dreux.

Revue à la consultation de l'hôpital Hérold quelques mois après, elle se porte parfaitement.

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R. Robert, 1 an, entre, en vue d’un placement.

Il tousse un peu, présente une cuti positive, et la radio révèle une tuberculose miliaire bilatérale avec grosse réaction bilaire.

La mère avoue facilement que l’enfant a été en contact avec le grand père, mort de tuberculose pulmonaire quatre mois auparavant et qui a vu l’enfant pendant six mois une heure par jour.

Elle pensait que le contact ne se ferait pas, tant il paraissait minime.

M. Liliane, 1 an, meurt dans le service de Bronchopneumonie tuberculeuse.

L’Assistante sociale recherche le contact et l’on hésite devant plusieurs hypothèses.

Le père, actuellement bien portant, a fait, il y a 4 ans, une hémoptysie. Depuis, examiné et suivi pendant 6 mois au dispensaire de l’avenue Secrétan, on ne lui aurait jamais rien trouvé de suspect, cliniquement ou radiologiquement. Après six mois, il rapporte lui-même les paroles entendues au dispensaire : « Rien, inutile de revenir ». D'ailleurs, depuis cet accident isolé, il continue à se bien porter.

Mais il existe un autre contact plus sûr.

La grand’mère de l’enfant a été hospitalisée 15 ans auparavant pour tuberculose pulmonaire. Elle vit actuellement avec sa fille, tante de l’enfant, âgée de 34 ans, également atteinte de tuberculose pulmonaire.

Les deux femmes ont vu la petite Liliane constamment, de sa naissance à son entrée à l’hôpital.

On apprend qu'il existait d’autres enfants

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Robert, décédé à 6 mois, quatre ans auparavant, de tuberculose probable ;

Mauricette, décédée à 6 mois de méningite tuberculeuse.

Il existe encore un autre enfant : André, deux mois, né à la Maternité de Saint-Louis, où il n’a pas reçu de B: €. G.

L’Assistante sociale de Phôpital Hérold signale le cas à l'Office Public d'hygiène sociale du 19° arrondissement, insistant sur la nécessité urgente de séparer l’enfant de la tante et de la grand’mère.

Mlle Chaumier obtient la réponse : On ne peut rien faire, car la grand’mère et la tante n’habitent pas avec l'enfant.

La question est alors beaucoup plus délicate : Peut-on empêcher catégoriquenrent la tante et la grand’mère de voir l’enfant ?

La famille est suivie par le dispensaire de la rue d’Argonne qui fera son possible.

C. Odette, 2 ans et demi, entre dans le service le- 14 mai 1934.

Elle meurt le 28 mai de pie-mérite tuberculeuse. À sa naissance, l’enfant a été vaccinée au B.C.G. par pure précaution, car les parents sont bien portants. La mère a bien eu une pleurésie en 1927, maïs, depuis, elle n’a eu aucun signe pulmonaire, tant à la radiologie qu’à la clinique:

On note seulement que :

1° Dans les premiers mois: de sa vie, l’enfant aurait été en contact avec un autre enfant qui, depuis, a fait un séjour en sanatorium. La mère a revu cet enfant dernièrement, il est en bonne santé.

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