‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 60 sur 84 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VIOLA, seule.

C'est en vain que partout j'interroge et regarde : A la ville, au faubourg, mon frùre est inconnu. Non, du fatal voyage il n'est pas revenu ! Mais comment ce matin, sur de vaines paroles, Ai-je si tôt conçu des espérances folles ? Je rêvais !... Silvio, je ne dois plus te voir : C'était de mon désir qu'était fait mon espoir. Eh bien ! lorsque je pense à quelle destinée Cet habit de mensonge, hélas ! m'a condamnée, Quelquefois -je te porte envie, ô mon ami Pour jamais dans le bleu des vagues endormi !

Elle s'assied sur le banc, la tête dans les mains.

Page 1