DU PROVERBE EN DÉFAUT
TJ» proverbe très-vieux , mais qu'un buveur retient.
Dit qu'a/t vetre de vin soutient.
Je n'ai jamais connu de sottise pareille, Disait Grégoire un jour.... Je n'en puis revenir!
J'ai bu ma dixième bouteille ,
Et je ne puis me soutenir.
i^ MELANGES.
Buvons, amis, et buvons à plein verre;
Enivrons - nous de ce nectar divin !
Après les Belles , sur la terre ,
Rien n'est aimable que le vin ;
Cette liqreur est de tout âge :
Buvons-en!... Nargue du sage
Qui , le verre en main ,
Le haussant soudain ,
Craint , se ménage ,
Et dit : holà !
Trop cela !
Holà !
La!
La!
La!
Car
Panard
A pour refrain :
Tout plein !
Plein !
Plein !
Plein!
Fêtons,
Ce'lebrons
0 Sam e' moire;
El , pour sa gloire , Rions, chantons, aimons, buvons.
Bouteille, Merveille De mon cœur, Ta liqueur Vermeille Me séduit , M'enchaîne, M'entraîne , A g ran dit Mon esprit , L'enflamme Etproduit Sur mon ame Le bien le plus doux !
Au bruit de tes glouglous Quelle ame ne serait ravie !
Tu sais nous faire supporter Les plus noirs chagrins de la vie ,»
Et des tourmens(plus allreux) de l'envie Par des chemins de fleurs tu sais nous écarter. Loin de toi qui pourrait encor trouver des charmes? A tes coups séduisans qui pourrait résister , Quand le puissant Amour à tes pieds met ses armes. Pour accroître sa force , et mieux blesser après Les cœurs indifférens qui bravent ses succès Et les heureux efiets que produit ton génie ?... Maiscombiende mortels ont chanté mieux que moi, Mieux que moi célébré ta puissance infinie. Et fait de te chérir leur souveraine loi ! Piron,Collé,Panard,Vadé, Favard, Scdaine, En adorant ton culte, ont illustré la scène, Et nous ont tous appris à n'oublier jamais Que le feu des plaisirs qui circule en nos anies; Besoin d'aimer, d'éteindre uonces fl:immes, Sont les moins grands de tes bienfaits.
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