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Chân - SON - NiERS, mes bons a-
mis , Qui, dès long-temps, sans scru
pu - ks, Croyez qu'il yous est per-
mis De fron - der 1
es
ri - di-
3ÏÏ
eu - les. Quand sur nos joyeux é-
hats Maint sot
crie Et se ré-
cri - e , A moins d'en par - Içr tout
bas , Hé - las ! N'en par - Ions pas.^
Nous raillons les courtisans.
Sans égard pour leur me'iite.
Soudain , fiers et suffisans , Contre nous chacun s'irrite....
Puisque tous les potentats Les maintiennent Et les soutiennent , A moins de railler tout bas> Hélas !
Ne raillons pas*
Nous croyons que, sans danger, Les modernes De'raocrites Gaîment peuvent se venger Des pëdans, des hypocrites....
Sur notre rire aux éclats
La Morale Crie au scandale.
A moins d^en rire tout bas, Hëlas !
N'en rions pas.
'Quand hautement dans Paris Nous louous les douces flammei, La constance des maris , La fidélité des femmes.
Se conduisant ça ingrats, Chaque sexe Rit et nous vexe.
A moins de louer tout bas, Hélas !
Ne louons pas.
Quand du joyeux galoubet.
Compagnon du Vaudeville , Près de l'objet qui nous plaît Tout haut nous jouons en vilUy
212 CHANSO
Un vieux jaloux , sur nos pa», Nous harcèle Et nous décèle.
A moins d'en jouer tout bas.
Hélas i N'en jouons pas.
A table , quand nous chantons Des plaisirs la douce ivresse , On nous dit que nos chansons Effarouchent la sagesse....
N'admettant dans un repas D'airs mystiques Ni de cantiques , A moins de chanter tout bas»
Hélas !
Ne chantons pas.
Si l'on nous entend crier Contre une injuste critique, Pour nous réconcilier Aussitôt maint satirique , â^immisçant dans les débats»
Nous déchire.
Et c'est bien pire....
A moins de crier tout bas > Hélas I Ne crions pas.
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