LE MONDE TEL QU'IL EST
Air : Pour bien occuper ses loisirs , ou: Il Ja ^ifutt voyage [de Gèii'eaux).
Lorsque fé - tais pe - tit gar-
f^^-^&^^^=f=fM
çon, Je ques - ti - on -^ nais à la
mizM
ji
ronde. « A-yec le . temps , me di-sait-
on, Mon cher, tu con-naî-lras le
mon - de. »
Vai - ne-
»-^tf---*-r«
ment je Tai vu , Vai - ne - mei
3zi:szp:
j'ai cou - ru, Jus - qu'i-ci je l'i-
gno - re. Depuis as -sez long-temps J'at
tends: Faut- il at - tendre en - co-
■z^ziï
re ? Faut -il at - tendre en - co-
^^^^^Si
re? Faut-il at - tendre en- co - re?
On me disait que je verrais Les hommes bons, francs et sincère», Et , qu'en peu de temps , j'apprendrais A bien juger leurs caractères ;
Qu enfin de leur portrait
Un jour disparaîtrait
Tout l'art qui le de'core.
Depuis assez long-temps J'attends ;
Faut-il attendre encore?
J'espe'rais voir aux derniers rangs Les hommes d'une mince étoffe , Et rencontrer plus tole'rans Le dévot et le philosophe ,
Le savant sans fierté,
Le sot sans vanité ,
Quoiqu'un plus sot Tadorc.
Depuis assez long-temps J'attends ;
Faut-il attendre encore ?
J'espérais voir chez nos seigneurs La Vérité parfois admise ; Chez nos Ciésus, chez nos auteurs»
La modestie et la franchise j
Mise au rang des vertus, L'Amitié' n'être plus Un mot qu'on deshonore.
Depuis assez long-temps
J'attends j Faut-il attendre encore?