‹ Contes, anecdotes, chansons et poésies diversesChapitre 122 sur 221 · IH · texte numérisé non relu

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fût : Je vou - drais voir, au lieu de

guer-re, Pour le bon-heur du genre hu-

main, D'un bout à l'au - tre de la

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ter - re Les mor-tels se don - ner la

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CHANSONS. è25

Loin que la fortune me tente, Je voudrais , pour vivre content, Avoir cent mille ëcus de rente, Et que chacun en eût autant ; Je voudrais rencontrer à table, Par un prodige tout nouveau, Bonne humeur, chère délectable, Amitié pure et vin sans eau.

Je voudrais qu'à la perfidie Comme à l'intrigue on mît un frein j Qu'on chassât la misanthropie Par un flon-flon , un gai refrain ; Qu'on ne vît plus un sot en place Protéger filleul et cousin , Qu'on ne montât plus au Parnasse Sur l'épaule de son voisin.

Je voudrais, sans être un ivrogne.

Qu'on ne fît plus (bravant les lois).

Avec du Cahors du Bourgogne , Du Champagne avec de VArùois; Par ce moyen tout homme lionnête Chancelant après sou repas, Saurait, en consultant sa tète, A quels yins il doit ses faux pas.

Je voudrais que femme jolie Restât toujours dans son printemps f Que, pour l'Amour, pour la Folie, L'homme n'eût jamais que trente ans j Qu'il n'existât plus, et pour cause, ( Chacun aura même dësir ) Nulle ëpine auprès de la rose, Nul regret après le plaisir.

Avec la paix, fortune stable, Si l'homme posse'dait un jour Bons amis, bon vin, bonne table, Gaîte' franche et constant amour.

Je voudrais, selon son envie.

Qu'il eût aussi la liberté De finir doucement sa vie Sans l'appui de la Faculté'.

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