‹ Contes, anecdotes, chansons et poésies diversesChapitre 131 sur 221 · ADRESSE AUX EPICURIENS · texte numérisé non relu

ADRESSE AUX EPICURIENS

AIR de la première ronde da De'part pour Saint-Malo.

A -MIS p il est temps qu'on pu-

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bli-e Dans la \ille et dans les fau- bourgs

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Sans Bac-chuSjPAmour. la Fo-li-e, On ne

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peut compter d'iieureux jours; Pour vi-vre MBS c«5se en go - guet - tes, Que ce re -

CrfANSONâ.

viu, renversons les fil-let-tcsj Vi-ve la gaî-

té ! A leur san - té ! Versons , etc.

Bannissons toute inquiétude, Et, laissant au sombre avenir, Le tableau de l'incertitude.

Déroulons celui du plaisir :

A flacons, beautés, chansonnettes Jamais chagrin n'a résisté.

Versons le vin, etc.

Nargant la gloire et la ricbesse, A nos désirs mettons un frein Quand nous avons jeune maîtresse.

Vieux Bourgogne et piquant refrain ; Tonneaux, carquois et castagnettes Donnent seuls la félicité.

Versons le yïuj ctcn

CHANSONS. s4j

S"'il est un censeur trop sc'vcre Contre nous et nos partisans.

Dans sa main placez un i^rand verre Qu'emplira fille de quinze ans ; Entonnez chansons guillerettes , Bientôt il dira transporte :

Versons le vin, etc.

Un philosophe a dit aux hommes :

« Craindre la mort est un abus ; « Elle n'est point tant que nous sommes j K Quand elle est nous ne sommes plus. » Jusque-là vidaiit nos feuillettes, Aimant, chantant en liberté , Versons le vin , renversons les fillettes ; Vive la gaîte !...

A leur santé !

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