‹ Contes, anecdotes, chansons et poésies diversesChapitre 145 sur 221 · III. COUPLET · texte numérisé non relu

III. COUPLET

Bladatn' dit : « Pour ton mariage , « Je dispose de mille écus ; (( Ma clière eofaut , ils sout le gage « De mes soius et de tes vertus ».

Ces mots me font pleurer , sourire ; Je me crois riche , heureux délire I Car mille écus , c'est un bon lot , Et , pourtant , je m'eutendais dire :

Boseite vaut mieux que su dot.

F LORVAL,

Je suis de cet avis , Rosette , Et de grand cœur je le répète...

(Il veut encore l'embrasser. ) ROSETTE.

Eh ! bien , Monsieur , que faites-vous ?

GERMAINE

^*vous al-j' pas dit qu'Antonin est jaloux,

FLOrvAL.

Quand on épouse jeune fille Aussi bien faile , aussi gentille, Ou doit lêire ceriainement.

GERMAINE

w / Quand on épous' femme gentille , ' Aussi sage que l'est ma fille , On n'doit pas l'être assuiément.

ROSETTE

Quand on épouse jeune iille, Qu'elle est sage , quoique gentille , Un doit eu croire sou serment.

GERMAINE

Mais ta n'as pas tout dit à Pierre.

BOSETTE.

Il ne me laisse pas achever.

FLORV AL.

Continuez, en attendaat que Bertrand ar-

rive.

ROSETTE

Lorsque je quittai le château , après la mort de M. le marquis de Gernance, madaiïie la marquise me dit donc : Petite Rosette , je te promets une dot de mille écus. Tu viendras la chercher aî.ec ton mari; et M «dame nous attend aujourd'hui, parcequ'elle retourne demain à la ville.

GERMAINE

Et voilà pourquoi nous allons au château de Gernance.

ROSETTE

A une petite lieue d'ici.

F LOB vit.

Et vous y allez sans Antonin ?

ROSETTE

II le faut hîen, puisque je vous dis qn*il estj chez son père.

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