L'INDULGENCE
Lorsque , par suite d'un traite' ,
Le maréchal de La Ferté , Ami du grand Louis et brave capitaine ,
Mais par l'avarice tenté.
Prit, au nom de sa majesté,
Possession de la Lorraine , Les juifs de ce pays, cédant à leur devoir,
Un matin vinrent pour le voir.
—Non, dit le maréchal, chaque juif est un traître:
Ils ont jadis trahi leur maître ,
Et je ne puis les recevoir !...
— Maisjobserve un des siens,qui devait le connaître,
Ils apportent mille ducats.
— Qu'ils entrent j j'y consens. Hélas!
On doit les pardonner : en trahissant leur maître , Ces malheureux oe le connaissaient pas !
ET ANECDOTES. m
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