LE DUEL GASCON
Un descendant de Crac, ou d'une autre famille, Dont au surplus, lecteur, vous remplirez le nom.
Un chevalier de grand renom Se disputait enfin pour une jeune fille.
Monsieur! monsieur! lui ditDorval, Jamais impunément on ne fut mon rival ,
Et ces mots doivent vous suffire....
— J'entends ce que vous voulez dire,
Répart le chevalier gascon j
Il s'agit du bois de Boulogne :
Partons, et vous verrez que , quoique' de' Gascogne,
Je saurai vous rendre raison.
On choisit deux témoins fidèles ,
Et la troupe se rend soudain
Au bois où tant de fois nos belles ,
Plus sages que nous, moins rebelles
Envers le pauvre genre humain.
Se montrent aussi moins cruelles.
Poussés par le dieu des combats , On arrive : déjà le fer brille, il se croise.... Le Gascon prudemment s'éloigne d'une toise. « Je me place un peu loin, mais je né vous crains pas,
i3o GASCONNADES.
« Dit-il ; partez....» — A quoi faut-il que j'atlrihue
Cette conduite et ce discours?...
Point de plaisanterie, et défendez vos jours.... Mais à mieux rompre encor le Gascon s'évertue. — Quoi, monsieur, ditDorval, vous reculez toujours! — Eb qu'importe cela, pourvu que je vous tue?
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