‹ Contes arabes. Histoire des dix vizirsChapitre 2 sur 59 · RUE BONAPARTE · texte numérisé non relu

RUE BONAPARTE

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'étude du folk-lore , pour employer le terme désormais consacré, est devenue de nos jours une véritable science, et , pour ne parler que des contes , chaque année voit paraître plusieurs recueils de récits, occidentaux et orientaux, qui viennent augmenter la collection, déjà si considérable et pourtant si incomplète encore, de ces documents autrefois dédaignés. Tous n'ont pas cependant la même importance, et il est utile de distinguer entre les contes recueillis aujourd'hui pour la première fois et ceux

Il CONTES ARABES

quune rédaction écrite a modifiés en leur donnant une forme plus ou moins littéraire.

L'histoire de ces derniers a déjà été entreprise avec succès, et, bien que le sujet soit loin d'être épuisé, les % travaux de De Sacy, de Loiseleur de Longchamps et enfin de Benfey sur le Pantchatantra, ceux de M. Comparetti sur le cycle de Sindibâd, de M. Kirpitchnikov sur le Barlaam et Josaphat, de M. Pertsch sur le Touti-Nameh, etc., ont montré quelle influence V Orient a exercée, au moyen âge, sur les littératures de l'Occident. On a su retrouver le chemin suivi, depuis l'Inde jusqu'à la France, par « cette longue caravane de récits », déterminer les stations faites par elle dans les littératures pehlvie, syriaque, arabe, hébraïque, persane, turke, grecque, moghole , latine, espagnole, française, slavonne, etc.; et, si quelques-unes de ces étapes ne nous sont connues que de nom, la marche générale est aujourd'hui hors de doute.

On a été plus loin : après avoir établi d'une manière irréfutable que le bouddhisme est le point de départ de tous les cycles que nous connaissons, on s'est de-

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