‹ Contes arabes. Histoire des dix vizirsChapitre 33 sur 59 · SEPTIÈME JOURNEE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME JOURNEE

Du pardon.

Le septième jour , le septième vizir , qui s'appelait Behkémal 38 , alla trouver le roi, se prosterna devant lui et lui dit : « A quoi te sert ta longanimité envers ce jeune homme ? Les gens tiennent des propos sur ton compte et sur le sien. Pourquoi diffèrestu son exécution ? »

Ces paroles du ministre irritèrent Azâd- Bakht qui ordonna d'amener le prisonnier.

Dès que celui-ci fut en sa présence : « Malheur à toi! s'écria le roi, désormais tu n'as plus de salut à espérer de ma part, toi qui as souillé mon honneur ; tu ne recevras pas de grâce. •

Prince, répondit le jeune homme, il n'y a de pardon généreux que pour les grandes fautes ; quand l'offense est immense, le pardon Test aussi et ce n'est pas une honte pour toi de faire grâce à un pareil que moi, car Dieu sait que je suis innocent et il ordonne la clémence. Il n'en est pas au-dessus de celle qu'on a pour un condamné à mort; c'est, en effet, comme si on le ressuscitait. Les mauvaises actions retombent sur celui qui les commet ; c'est ce qui advint au roi Behkerd 3 ». »

a Qu'est-ce que Behkerd et ses aventures ? » demanda Azâd-Bakht.

Le jeune homme reprit :

*3£Vs^

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