‹ Contes arabes. Histoire des dix vizirsChapitre 54 sur 59 · SIXIEME JOURNEE · texte numérisé non relu

SIXIEME JOURNEE

HISTOIRE DE BAKHT-ZEMAN

34. Bakht-Zèman (en persan, Temps fortuné) est appelé Bakht-Azmâ dans un manuscrit du British Muséum.

35. Ce conte, qui manque dans les versions persanes, occupe les nuits 461-464 de l'édition de Habicht. On pourrait le rapprocher de YEducation d'un prince (1763), conte de Voltaire qui avait eu peut-être connaissance des On\e journées de Galland. Chez l'auteur français, c'est par amour pour Amide qu'Alam secoue sa mollesse et se rend digne de remonter sur le trône.

36. En annonçant son intention de faire quoi que ce soit, tout bon musulman- ne manque jamais d'ajouter « s'il plaît à Dieu » (In cha Allah J. L'oubli de cette précaution fait échouer tous les projets. Les Arabes d'Algérie racontent à l'appui l'histoire suivante : • En énumérant ce que ses forces lui permettaient de faire, le lion dit un jour :

« tn cha Allah, s'il plaît à Dieu, j'enlèverai, sans me gêner, le cheval.

« In cha Allah, j'emporterai, quand je voudrai, la génisse, et son poids ne m'empêchera pas de courir. »

Quand il en vint à la brebis, il la crut tellement audessous de lui qu'il négligea cette religieuse formule : « S'il plaît à Dieu », et Dieu le condamna pour le punir à ne pouvoir jamais que la traîner. (Daumas, Mœurs et coutumes de l'Algérie, p. 117.)

37. L'histoire de Khodaî-dân (qui connaît Dieu) est évidemment une répétition de celle de Bakht-Zémân.

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