A M. VICTOR HUGO
Monsieur ,
Je vous dédie cette œuvre , quoique j’aie une profonde horreur de la dédicace — à cause de l’impression jeune homme qu’elle laisse dans l’esprit du lecteur. Mais vous avez été le premier à signaler Ckien-Caillou à vos amis, et votre lumineux génie a bien vite reconnu la réalité du sous-titre : Ceci ri est pas un conte. Merci, monsieur; j’ai pleuré de bonheur (1).
(1) Peut-être ridicule pour l’École du bon sens , mais vrai.
Avant, je vous admirais, car vous êtes la grande figure , un mot que je prends aux Allemands qui l’avaient décerné à Goethe. Depuis, je vous ai aimé.
Ce volume , monsieur , n’est que le premier d’une série qui paraîtra à chaque saison. Aussi ne vous étonnerez-vous pas s’il est d’une gamme mélancolique. Les FANTAISIES DU PRIN- TEMPS seront écrites dans un mode plus joyeux. Le troisième volume, L’ETE, sera ruisselant de bonheur et fera place au quatrième et dernier, L’AUTOMNE, conçu dans des sentiments plus calmes et d’un ton plus tranquille.
Permettez-moi, monsieur, de vous remercier de tout cœur et d’aller faire ma profession de foi à quelques animaux que je déteste profondément, mais qu’il faut flatter de temps à autre.