UN ÉPISODE SOUS LA TERREUR
— Eh ! c'est l'exécution des complices de Robespierre : ils se sont défendus tant qu'ils ont pu, mais ils vont à leur tour là où ils ont envoyé tant d'innocents.
La foule passa comme un flot. Au-dessus des têtes, l'abbé de Marolles, cédant à un mouvement de curiosité, vit, debout sur la charrette, celui qui, trois jours auparavant, écoutait sa messe.
— Qui est-ce, dit-il, celui qui ... ?
— C'est le bourreau, répondit M. Ragon en nommant l'exécuteur des hautes œuvres par son nom monarchique.
— Mon ami, mon ami, cria madame Ragon, M. l'abbé se meurt !
Et la vieille dame prit un flacon de vinaigre pour faire revenir le vieux prêtre évanoui.
— Il m'a sans doute donné, dit-il, le mouchoir avec lequel le roi s'est essuyé le front en allant au martyre. . . . Pauvre homme ! ... Le couteau d'acier a eu du cœur quand toute la France en manquait ! . . .
Les parfumeurs crurent que le malheureux prêtre avait le délire.
Paris, janvier 1831.
" Tantôt ils lui voyaient, par un phénomène de vision ou de locomotion, abolir l'espace dans ses deux modes de temps et de distance, dont l'un est intellectuel et l'autre physique." — HUu intell, de LoÊÙt Lambert.