‹ Contes de Charles NodierChapitre 49 sur 59 · L'EPILOGUE · texte numérisé non relu

L'EPILOGUE

Hic umbrarui tuni

l'.illi la, migrare ligui

Dl iv

lirai .1 ces jcus i poètes

ont ilc> cervi aux brûlants, un in ap nati n que di s font u . roulant dans

un brulanl délire, s'égarent toutes au delà de» limites de l,i rais i

Sdakspeare.

Ali ! (|iii viendra briser leurs poignards, qui pourra étancher le sang de mon frère ci le rappeler ii la vie! <>li '■ que suis-je venu chercher ici! Éternelle douleur! I.arisse , Thessalie , Tempe, Unis du Pénée que j'abhorre I ô Polémon, cher l'olémon !...

o Ouc dis-tu au nom de ootre bon ange, que dis m de poignards el de sang ! Qui » te l'ail balbutier depuis si longtemps des paroles qui n'ont point d'ordre, nu gémir « d'une \ni\ étouffée comme un voyageur qu'i n assassine au milieu de son sommeil, » ci qui est réveillé par la mort '.'... Lorenzo, mon cher Lorenzo .. ■> [•' Lisidis , Lisidis . est-ce (ni qui m'as parlé ! en vérité . j'ai cru recounoilre ta voii . ei |'ai pensé (pie les ombres s'en alloient Pourquoi m'as m quitté pendant qnejc recevois <lans mon palais de Larissc les 'derniers soupirs de Polémon au milieu des

sorcières qui daiisenl de joie '.' \nis, vois comme elles dansent de joie...

« Hélas, je ne connois ni Polémon, ni Larissc, ni la joie formidable dis son i de Thessalie. .le ne connois que Lorenzo, mon cher Lorenzo C'étoii hier — as-tu » pu l'oublier si vilel — que rvvcnoil pour la première fois le jour qui a mi consacrer noire mariage; c'étoil hier le huitième jour de notre mariag ode, " regarde le jour, regarde Iroua , le lac el le > ici de I ombardic... •

Les ombres \oni et reviennent, elles nie menacent, elles parlent avec colère, elles parlent de Lisidis, d'une jolie petite maison au bord des oau\ . et d'un rêve que j'ai fait sur une terre éloignée... elles grandissent, elles me menacent, elles crient...

« L)c quel nouveau reproche veux-tu me tourmenter, cœur ingrat et jaloux ? Ali ! » je sais bien que lu te joues de ma douleur, et que tu ne cherches qu'à excuser » quelque infidélité, ou à couvrir d'un prétexte bizarre une rupture préparée d'a- « vance. .. Je ne le parlerai plus. »

Où est Théis, où est Myrthé, où sont les harpes de Thessalie? Lisidis, Lisidis , si je ne me suis pas trompé en entendant la voix, ta douce voix, tu dois être là, près de moi.... toi seule peux me délivrer des prestiges et des vengeances de Méroé... Délivre-moi de Théis, de Myrthé, de Thélaïre elle-même...

» C'est toi , cruel , qui portes trop loin la vengeance , et qui veux me punir » d'avoir dansé hier trop longtemps avec un autre que toi au bal de l'île Belle ; mais » s'il avoit osé me parler d'amour, s'il m'avoit parlé d'amour... »

Par Saint Charles d'Arona , que Dieu l'en préserve à jamais... Seroit-il vrai en effet , ma Lisidis , que nous sommes revenus de l'île Belle au doux bruit de la guitare, jusqu'à notre jolie maison d'Arona. — De Tarisse, de Thessalie, au doux bruit de ta harpe et des eaux du Pénée?

« Laisse là Thessalie, Lorenzo, réveille-loi... vois les rayons du soleil levant qui » frappent la tète colossale de Saint-Charles. Écoute le bruit du lac qui vient mourir » sur la grève au pied de notre jolie maison d'Arona. Respire les brises du malin ■> qui portent sur leurs ailes si fraîches tous les parfums des jardins et des iles , tous » les murmures du jour naissant. Le Pénée coule bien loin d'ici. »

Tu ne comprendras jamais ce que j'ai souffert cette nuit sur ses rivages. Que ce fleuve soit maudit de la nature , et maudite aussi la maladie funeste qui a égaré mon âme pendant des heures plus longues que la vie dans des scènes de fausses délices et de cruelles terreurs!... elle a imposé sur mes cheveux le poids de dix ans de v ieiUesse !

<■ Je te jure qu'ils n'ont pas blanchi... mais une autre fois plus attentive je lierai » une de mes mains à ta main , je glisserai l'autre dans les boucles de tes cheveux , » je respirerai loule la nuit le souffle de les lèvres, et je me défendrai d'un sommeil i profond pour pouvoir te réveiller toujours avant que le mal qui te tourmente soit pi parvenu jusqu'à ton cœur... Dors-tu? •>

A". W. Ou me demandera probablement ce que c'esi que le rhombus, quoique ce mot ait été employé différemment par plusieurs traducteurs, tout s'accorde à prouver que le rhombus n'est autre chose que ce jouet d'enfant dont la projection et le bruit ont effectivement quelque chose d'effrajant et de magique, el qui . par une singulière analogie d'impression, a été renouvelé de nos jours sous le nom du t)[.u»i.K. [Notedu irctdtirU'ur)

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