DE MARS ET DE VÉNUS
Considérez plus bas les trois Grâces pleurantes :
La Maiti •esse a failli, l’on punit les suivantes; Vulcan veut tout chasser. Mais quels Dragons veillants Pourvoient contre tant d’assaillants Garder une toison si chere ?
11 accuse surtout l’enfant qui fait aimer ;
Et, se prenant au (ils des péchés de la mere,
Menace Cupidon de le faire enfermer.
Ce n’est pas tout : plein d’un dépit extrême,
Le voilà qui se plaint au Monarque des Dieux,
Et de ce qu’il devroit se cacher à soi-même Importune sans cesse et la terre et les ci eux. L’adultère Jupin, d’un ris malicieux,
Lui dit que ce malheur est pure fantaisie,
Et t[ue de s’en troubler les esprits sont bien fous. Plaise au ciel que jamais je n’entre en jalousie !
Car c’est le plus grand mal, et le moins plaint de tous.
Que fait Vulcan ? car, pour se voir vengé,
Encor faut-il qu’il fasse quelque chose :
Un rets d’acier par ses mains est forgé :
Ce fut Momus qui, je pense, en fut cause.
Avec ce rets le galant lui propose