L’ANNEAU D’HANS CARVEL
Et de moyens de plaire aux yeux lnveetivoit tout de son mieux.
A tous ees discours la galande Ne s’arrêtoit aucunement,
Et de sermons n’étoit friande,
A moins qu’ils fussent d’un amant.
Cela faisoit que le bon Sire Ne savoit tantôt plus qu’y dire,
Eût voulu souvent être mort.
11 eut pourtant dans son martyre Quelques moments de reconfort ; L’histoire en est très véritable.
Une nuit qu’ayant tenu table,
Et bu force bon vin nouveau, Carvel ronfloit près de Babeau,
Il lui fut avis que le Diable Lui mettoit au doigt un anneau, Qu’il lui disoit : Je sais la peine Qui te tourmente et qui te gène, Carvel ; j’ai pitié de ton cas ;
Tiens cette bague, et ne la lâches, Car, tandis qu’au doigt tu l’auras, Ce que tu crains point 11e seras, Point 11e seras sans que le saches.