LA COUTURIERE
La nuit vint : c’étoit grand dommage, Quand on a le coeur à l’ouvrage.
11 fallut le quitter : Adieu, ma Soeur, bon soir.
— Couturière, jusqu’au revoir.
Et ma Sœur fut au réfectoire Un peu tard, et c’est là le fâcheux de l’histoire. L’Abb esse l’apperçut, et lui dit en courroux : Pourquoi donc venir la derniere ?
— Madame, dit la Sœur, j’avois la Couturière.
— Vos guimpes ont donc bien des trous, Pour la tenir une journée entière ?
Quelle besogne avez-vous tant chez vous,
Où jusqu’au soir elle soit nécessaire?
— Elle en avoit encor, dit-elle, pour veiller.
Au métier qu’elle a fait on a beau travailler,
On y trouve toujours à faire.