PROMETTRE EST UN
Tout est changé, jusqu’au son de sa voix.
On souffre Jean, voire même on l’agace,
On lui sourit, on le pince parfois;
Et le galant, voyant l’heure venue,
L’heure aux amants tant seulement connue,
Ne perd point temps, prend quelques menus droits, Va plus avant, et si bien s’insinue,
Qu’il acquitta le premier de ses doigts ;
Passe au second, au tiers, au quatrième ;
Reprend haleine, et fournit le cinquième.
Ma is qui pourroit aller toujours de même ?
Ce n’est pas moi jà, quoique d’âge à cela ;
Ne J ean aussi, car il en resta là.
Perrette donc en son compte trompée,
Si toutefois c’est tromper que ceci,
Car j’en eonnois mainte plus haute huppée Qui voudroit bien être trompée ainsi;
Perrette, dis-je, abusée en son compte,
Et ne pouvant rien de plus obtenir,
Se plaint à Jean, lui dit que c’est grand’honte D’avoir promis et de ne pas tenir.
Mais à cela cettui trompeur apôtre,
De son travail suffisamment content,
Sans s’émouvoir répond, en la quittant :