SECONDE JOURNÉE
Le lendemain, les trois vieillards voyageurs se rendirent chez le vieillard de Damas , à l'heure où ils étoient conviés. Ils reçurent chacun une bourse d'or comme la veille, et s'assirent au banquet avec un parfait contentement, car ils n'avoient été depuis longtemps ni si bien accueillis ni si heureux. Douban le riche paroissoit surtout s'étonner d'être si à son aise dans ses affaires, et de vivre si largement.
Quand le repas fut terminé, le bon vieillard de Damas se tourna du côté du second des trois vieillards qu'il avoit à sa droite, et lui témoigna par une douce inclination de tête qu'il auroit aussi plaisir à entendre son histoire. Celui-ci ne se fit pas prier davantage, et raconta ce qu'on va lire :