‹ Contes des fées [microforme]Chapitre 2 sur 50 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

+ avant minuit. Elle part, ne se sentant pas de joie. Le fils du roi, qu'on alla avertir qu'il venait d'arriver une grande princesse qu'on ne connaissait point, coufut la recevoir ; il lui donna la main à la descente du carrosse, et la mena dans la salle où était la compagnie. Il se fit alors un grand silence; on cessa de danf ser, et les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à contempler les grandes beautés VE de cette inconnue. On n’entendait qu’un bruit = confus: Ah! yves est belle ! Le roi même, => tout vieux qu’il était, ne laissait pas de la re- 3 garder et de dire tout bas à la reine qu'il y = avait longtemps qu’il n'avait vu une &i belle et si aimable personne. Toutes les dames J= étaient attentives à considérer sa coiffure et £ A ses habits, pour en avoir, dès le lendemain, ==) de semblables, pourvu qu'il se trouvât des LE — étofles assez belles et: des ouvriers assez ha- 4 = d biles. Le fils du roi la mit à la place la plus 2 J= honorable, et ensuite la prit pour la mener s ç - danser. Elle dansa avec tant de grâce qu'on d d l'admira encore davantage. On apporta une fort belle collation, dont le jeune prince ne =" 4 mangea point, tant il était occupé à la consi- = dérer. Elle alla s’asseoir auprès de ses sœurs, et leur fit mille honnêtetés : elle leur fit part des oranges et des citrons que le prince lui avait donnés, ce qui les étonna fort, car elles ne la reconnaissaient point. Lors-

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è = CENDRILLON. = 4 L—= ; —\ u’elles l’admiraient ainsi, Cendrillon enten-

— - N it sonner onze heures trois | rs elle fit = > = : aussitôt une grande révérence à lacompagnie, = J= ets'en alla le plus vite qu’elle put. Dès qu'elle = 4 fut arrivée, elle alla trouver sa marraine; et DEN après l'avoir remerciée, elle lui dit qu’elle DEN souhaitait bien aller encore le lendemain =? au bal, parce que le fils du zoi l’en avait Ë $ priée. Comme elle était occupée à raconter à = sa marraine tout ce qui s'était passé au bal, = d les deux sœurs heurtèrent à la porte: Cen- =N drillon leur alla ouvrir. Que vous êtes long- KE — ; temps à revenir! leur dit-elle en bâillant, en

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= «=> se frottant les yeux, et en s'étendant comme $ S = . si elle n’eût fait que de se réveiller. Elle n’a- = Ë vait cependant pas eu envie de dormir de- < 4 £=> puis qu’elles s'étaient quittées. Si tu étais 5 = venue au bal, lui dit une de ses sœurs, tu ne # = 4 l'y serais pas ennuyée: il est venu la plus => =} belle princesse, la plus belle qu'on puisse ja- = = mais voir; elle nous a fait mille civilités, elle KE ; = d noue a donné des oranges et descitrons. Cen- P =; z = drion ne se sentait pas de joie. Elle leur de- = RE manda le nom de cette princesse; mais elles = «=? lui répondirent qu’on ne la connaissait pas ; 3 = 5 = que le fils du roi en était fort en peine, et = ki qu’il donnerait toute chose au monde pour K <=? savoir qui elle était. Cendrillon sourit et leur J= 3 dit: Elle était donc bien belle! Mon Dieu, =

= que vous êtes heureuses! Ne pourrais-je point

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