CENDRILLON
s'ils n’avaient point vu sortir une princesse : ils dirent qu’ils n'avaient vu sortir personne qu’une jeune fille fort mal vêtue, qui avai?
plus l’air d'une paysanne que d’une demoiselle. Quand ses deux sœurs revinrent du bal, £endrillon leur demanda si elles s'étaient en: core bien diverties, et si la belle dame y avai été : elles lui dirent que oui, meis qu’elle s'é tait enfuie lorsque minuit evait sonné, et # it arm qu'elle avait laissé tomber un e ses petites pantoufles de verre, la plus jolie du monde ; que le fils du roi l’avait ramassée, et qu’il n’avait fait que la regarder tout le reste du bal, et qu’assurément il était fort amoureux de la belle personne à qui appartenait la petite pantoufle, Elles dirert vrai, car, peu de jours après, le fils du roi it publier à son de trompe qu'il épouserait celle dont le pied serait bien juste à la pantoufle, On commença à doper aux princesses, ensuite aux duchesses et à toute la cour; mais inutilement. On la porta chez les deux sœurs, qui firent tout leur possible pour faire entrer leur pied dans la pantoulle; mais elles ne purent en venir à bout. Cendrillon, qui les regardait, et qui reconnut sa pantoufle, dit en riant: Que je voie si elle ne me serait pas bonne! Ses sœurs se mirent à rire et à se moquer d'elle.
Le gentilhomwe qui faisait l'essai de la pan-
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toufle ayant regardé attentivement Cendrillon, et la trouvant fort bel/:, dit que cela était très-juste, et qu’il avait ordre de l'essayer à toutes les filles. 11 fit asseoir Cendrillon, et approchant la pantoufle de son petit pied, i vit qu'elle y entrait sans peine, et qu’elle y était juste comme si elle eût été de cire.
L'étonnement des deux sœurs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche l’autre petite pantoufle, qu’elle mit à son pied. FA sm arriva la marraine, qui, ayant donné un coup de sa baguette sur les habits de Cendrillon, les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres.
Alors ses deux sœurs la reconnurent pour
la belle personne qu'elles avaient vue au bal. Elles se pen à ses pieds, pour lui deman-
der pardon de tous les mauvais traitements qu'elles lui avaient foit souffrir. Cendrillon les releva et leur dit, en les embrassant, qu’elle leur pardonnait de bon cœur, qu’elle les priait de l'aimer bien toujours. On la mena chez le jeune prince parée comme elle était. 11 la trouva encore plus belle que jamais, et peu de jours après, il l’épousa. Cendrillon, qui était aussi bonne que belle, fit loger ses deux sœurs au palais, et les maria dès le même jour à deux grands seigneurs dela cr.
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