‹ Contes des fées [microforme]Chapitre 40 sur 50 · AMAMAVAV AV AV AV AV VAN VAN AV ANNE RS CIE · texte numérisé non relu

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s'ouvrit, et ia fée des

ouvrit sa porte, et ces gens, se moquant «Île, lui dirent que le roi la demandait ou, ui faire épouser son fils; puis, avec ie ion éclats de rire, ils Ja menérent che: !e prince, qui, lui-même étonné de l'accoutrenuent 1e cette fille, n'osa croire que ce ft celle qu il avait vue si belle. Triste et confus de s'être si lourdement trompé: Est-ce vou:, lni ditil qui logez au fond de cette allée obscure, dans la troisième basse-cour de la métairie ?— Gui ! seigneur, répondit-elle.—Montrez-moi voire main, dit-il en tremblant et poussant un profond soupir. Dame ! qui fut bien surpris ?

ce fut le roi et la reine, ainsi que tous les chambellans et les grands de la cour, lorsque dessous cette peau noire et crasseuse sortit une petite main délicate, blanche et couleur de rose, où la bague s’ajusta sans peine au plus joli petit doigt du monde ; et, par un petit mouvement que l’infante se donna, la peau tomba ; elle parut d’une beauté si ravissante, que le prince, tout faible qu'il était, se mit à ses genoux en même temps que le roi e! la reine vinrent l’embrasser de toute leur force, et lui demander si elle voulait bien épouser leur fils. La princesse, confuse de tant de caresses et de l'amour que lui marquait ce beau prince, allait cependant les en remercier, y ré lafond du salon ilas, descendant dans

yn char fait de branches et de fleurs de son nom, couta, avec une grâce infinie, l’histoire de l'infante. Le roi et la reine, charmés de voir que Peau d’Ane était une grande princessc, redoublèrent leurs caresses : mais le

a princesse, et son amour s’accrut par cette connaissance, L’impatience du prince pour

convenables pour cet auguste hyménée. Le roi et la reine, qui étaient affolés de leur belle-fille, lui faisaient mille caresses et la tenaient incessamment dans leurs bras; elle avait déclaré qu'elle ne pouvait épouser le prince sans le consentement du roi son père ; aussi fut-il le premier auquel on envoya une invilation, sans lui dire quelle était l’épousée ;

de raison, l'avait exigé, à cause des conséquences. Il vint des rois de tous les pays, les uns en chaise à porteurs, d’autres en cabriolet: les plus éloignés montés sur des élépes sur des tigres, sur des aigles; mais e plus magnifique et le plus puissant fut le père de l'infante, qui heureusement avait oublié son amour déréglé et avait épousé une reine veuve fort belle ut il n’avait point eu d'enfants. L'infante courut au-devant de lui : il la reconnut aussitôt et l'embrassa avec une

rince fut encore plus sensible à la vertu le -

épouser la princesse fut telle, qu’à peine | donna-t-il le temps de faire les préparatifs

la fée des Lilas, qui présidait à tout, comme

il qui

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nde tendresse avant qu’elle eût le temps e se jeter à ses genoux. Le roi et la reine lui présentèrent leur fils, qu’il combla d’amitiés. Les noces se firent avec toute la pompe imaginable. Le roi, père du prince, fit couronner son fils ce même jour, et, lui baisant la main, le plaça sur son trône malgré la résistance de ce fils bien aimé; mais il fallut obéir. Les fêtes de cet illustre rues x rés un de trois mois; mais l’amour de ces deux poux durerait encore, tant ils s’aimaient, s'ils n'étaient pas morts cent ans après.

j MORALITÉ.

Le conte de Peau d’Ane est difficile à croire ; Mais, tant que dans le monde on aura des enfants, Des mères et des mères-grands,

On en gardera la mémoire.

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LA BARBE BLEUE

Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d’or et d'argent, des pin ps en broderie et des carrosses tout dorés: mais, par malheur, cet homme avait la barbe bleue ; cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s’enfuit devant lui. Une de ses voisines, dame de ualité, avait deux filles parfaitement belles. 11 lui en demanda une en mariage, en lui laissant le choix de celle qu’elle voulait lui donner. Elles n'en voulaient point toutes deux et se le renvoyaient l’une à l’autre, ne pouvant se résoudre à prendre un homme qui eût la barbe bleue. Ce qui les dégoûtait encor», c’est qu’ avait 1éjà épousé plusieurs femmes, et qu’on ne savait ce que ces femmes étaient devenues. La Barbe Bleue, pour faire connaissance, les mena avec leur mère, trois où quatre de leurs meilleures amies, et quelques jeunes gens du voisinage, à une de ses maisons de campagne, où on demeura huit jours entiers. Ce n’étaient que promenades, que parties de chasse et de pêche, que danses et festins, que latins:

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