‹ Contes des fées [microforme]Chapitre 44 sur 50 · LU · texte numérisé non relu

LU

La même fée qui avait assisté à la naissance du petit Riquet à la Houppe était présente, et, pour modérer la joie de la reine, elle lui déclara que cette petite princesse n'aurait point d'esprit, et qu'elle serait aussi stupide qu'elle était belle.

ela mortifia beaucoup la reine ; mais elle eut, pers moments après, un bien plus grand chagrin: car la seconde fille qu'elle œit au monde se trouva extrêmement laide.

« Ne vous affligez pas tant, madame, lui dit la fée: votre fille sera récompensée d'ailleurs, et elle aura tant d'esprit qu'on ne Fe oc presque pas qu'il lui manque de la beauté,

— Dieu le veuille, répondit la reine; mais n’y aurait-il pas x ge de faire avoir un peu d'esprit à l’aînée qui est si belle ?

— Je ne puis rien pour elle, madame, du

côté de l'es Fit, lui dit la fée, mais je puis tout du côté de la beauté, et, comme il n’y a rien que je ne veuille pour votre satisfaction, je vais lui donner Le don de pouvoir ren-

re beau ou belle Îa personne qui lui plaira.» À mesure 7 ces deux princesses devinrent grandes, leurs perfections crûrent aussi avec elles, et on ne parlait partout que de la beauté de l’atnée et de l'esprit de la cadette. Il est vrai que leurs défauts augmentèrent beaucoup avec l’âge. La cadette enlaidissait à

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